Malaise dans Zaïko Langa Langa : Lola Muana et Shoulay exigent la signature d’un contrat de travail

Kinshasa, 26/08/2009 / Musique

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Ceux-ci exigent de leur patron et père - la signature de contrat de travail. A en croire leurs propos, ils voudraient désormais garantir leur existence par des clauses qui les protègent juridiquement vis-à-vis de Zaïko Langa Langa ,vice versa.

« Tout travail mérite salaire », dit-on. Cependant, au regard de la revendication formulée par Lola Muana et Shoulay Evoloko, tous deux évoluant au sein de Zaïko Langa Langa », il y a lieu d’affirmer que cette maxime est loin d’avoir un sens au sein des groupes musicaux de la RD Congo.

En effet les récentes nouvelles en provenance de orchestre Zaïko Langa Langa renseignent un malaise en raison du mécontentement des deux musiciens comptés parmi les plus en vue de ce consortium musical, dirigé par Nyoka Longo Mvula.

Ceux-ci exigent de leur patron et père - la signature de contrat de travail. A en croire leurs propos, ils voudraient désormais garantir leur existence par des clauses qui les protègent juridiquement vis-à-vis de Zaïko Langa Langa, ce versa.

Dans une interview accordée à Top Congo Fm, le week-end dernier, Lola Muana a déclaré « n’avoir jamais été payé pour le travail abattu pour l’orchestre, autant en Europe qu’à Kinshasa où, avant que Nyoka Longo ne réapparaisse, il avait constitué l’équipe actuelle de Zaïko Langa Langa avec le concours d’une frange d’anciens du groupe dans la capital congolaise ». Et d’ajouter: aujourd’hui, les choses ont évolué. Je suis plus que responsable de ma vie ainsi que ma famille. Il est donc normal que je réclame des droits qui me sont légitimes pour mon bien le bien ­être de toutes les personnes en ma charge.

Comprenez que tout travail mérite un salaire... . Dans cette déclaration, le jeune Lola a émis une apologie de la série d’exécutions scéniques, alors que « Zaïko Langa Langa » n’était que l’ombre de lui-même en Europe, après les évènements malheureux de l’hospitalisation de « Ya Jossart » en Belgique. Véritab1e élément moteur pendant cette période, il a, plusieurs fois été à cheval entre Kinshasa et Bruxelles pour assurer la maintenance autant scénique qu’artistique du groupe.

Il convient de signaler qu’à l’heure de la défection des animateurs Nono Atalaku, Pipy Cocaine et Vijana, Lola Muana a eu à exécuter les cris d’animations au studio pour l’album  « Rencontre ». Autant de services pour lesquels il n’a jamais été récompensé, déclare-t-il. Qu’à cela ne tienne; Lola Muana indique n’avoir jamais manifesté ou tenu des propos malveillants à l’endroit de « Ya Jossart » qui est pour lui un père ».

Il sied de noter que cette volte-face survient après plusieurs années de travail, au cours desquelles ils ont évolué sans contrat, autant dans « Quartier Latin International », pour ce qui est de Lola Muana, que dans « Zaïko Langa Langa », pour les deux.

Revendication rejetée !

Sur ce point, Lola Muana avance avoir pris le soin d’informer Nyoka Longo. D’abord, par verbalement et ensuite, par correspondance en date du 11 août 2009. Les deux tentatives pour trouver un compromis à sa requête, n’ont pas abouti, au contraire, elles ont été butées au refus systématiquement de son patron qui lui aurait indiqué, au cours d’un entretien le lendemain (le 12 août), que sa correspondance était sans objet. En vue de trouver un terrain d’entente, Nyoka Longo avait ensuite proposé s’entretenir avec le professeur Dindo, oncle paternel de Lola.

Mais, les deux rendez­-vous pris pour cette cause n’ont jamais eu lieu: Nyoka Longo ayant brillé de son absence à ceux-ci alors qu’il en était le demandeur. Lésé, Lola Muana s’est résigne, tout en observant une trêve sur toutes les activités du groupe. Raison de son absence au cours de la récente randonnée musicale qui a conduit « Zaïko Langa Langa », le week-­end dernier, à Lubumbashi pour le compte de la Foire International Show du Katanga.

Lola et Shoulay sur un même disque

Dans leur repli stratégique, Lola Muana et Shoulay Evoloko, qui se considèrent comme des piliers vis-à-vis d’autres unités au sein de ce groupe - en leur qualité des fils de célèbres musiciens et de bons travailleurs -, attendent le retour de Jossart Nyoka Longo à Kinshasa pour accorder leurs violons. « Nous n’avons pas quitté Zaïko Langa Langa et nous n’y pensons pas. Nous voulons tout simplement assurer notre avenir... », déclarent-ils. Cependant dans l’intervalle, les deux chanteurs ont opté pour la réalisation d’une oeuvre commune.

« Celle-ci s’intitule Merci ». Les travaux préparatoires se consomment dans un studio de la place, en attendant l’enregistrement proprement dit, au cas où Nyoka Longo ne réagirait pas positivement. Selon les observateurs avertis, Ce disque est considéré tel une solution de rechange au cas où le patron de « Zaïko Langa Langa » ne leur accordait pas les garantis tels que réclamés. Nous y reviendrons avec de plus amples détails.

(TH/BT/PKF)

B.A./Uhuru