03 septembre 2009

L'album remasterisé pour le 40 eme anniversaire...à suivre

JP_BUSE__NYOKA_LONGO_et_le_ZAIKO_Langa_Langa045

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29 août 2009

L'Angolais NYOKA LONGO est un ingrat ou un dictateur ?

Malaise dans Zaïko Langa Langa : Lola Muana et Shoulay exigent la signature d’un contrat de travail

Kinshasa, 26/08/2009 / Musique

L_Angolais_Nyoka_Longo

Ceux-ci exigent de leur patron et père - la signature de contrat de travail. A en croire leurs propos, ils voudraient désormais garantir leur existence par des clauses qui les protègent juridiquement vis-à-vis de Zaïko Langa Langa ,vice versa.

« Tout travail mérite salaire », dit-on. Cependant, au regard de la revendication formulée par Lola Muana et Shoulay Evoloko, tous deux évoluant au sein de Zaïko Langa Langa », il y a lieu d’affirmer que cette maxime est loin d’avoir un sens au sein des groupes musicaux de la RD Congo.

En effet les récentes nouvelles en provenance de orchestre Zaïko Langa Langa renseignent un malaise en raison du mécontentement des deux musiciens comptés parmi les plus en vue de ce consortium musical, dirigé par Nyoka Longo Mvula.

Ceux-ci exigent de leur patron et père - la signature de contrat de travail. A en croire leurs propos, ils voudraient désormais garantir leur existence par des clauses qui les protègent juridiquement vis-à-vis de Zaïko Langa Langa, ce versa.

Dans une interview accordée à Top Congo Fm, le week-end dernier, Lola Muana a déclaré « n’avoir jamais été payé pour le travail abattu pour l’orchestre, autant en Europe qu’à Kinshasa où, avant que Nyoka Longo ne réapparaisse, il avait constitué l’équipe actuelle de Zaïko Langa Langa avec le concours d’une frange d’anciens du groupe dans la capital congolaise ». Et d’ajouter: aujourd’hui, les choses ont évolué. Je suis plus que responsable de ma vie ainsi que ma famille. Il est donc normal que je réclame des droits qui me sont légitimes pour mon bien le bien ­être de toutes les personnes en ma charge.

Comprenez que tout travail mérite un salaire... . Dans cette déclaration, le jeune Lola a émis une apologie de la série d’exécutions scéniques, alors que « Zaïko Langa Langa » n’était que l’ombre de lui-même en Europe, après les évènements malheureux de l’hospitalisation de « Ya Jossart » en Belgique. Véritab1e élément moteur pendant cette période, il a, plusieurs fois été à cheval entre Kinshasa et Bruxelles pour assurer la maintenance autant scénique qu’artistique du groupe.

Il convient de signaler qu’à l’heure de la défection des animateurs Nono Atalaku, Pipy Cocaine et Vijana, Lola Muana a eu à exécuter les cris d’animations au studio pour l’album  « Rencontre ». Autant de services pour lesquels il n’a jamais été récompensé, déclare-t-il. Qu’à cela ne tienne; Lola Muana indique n’avoir jamais manifesté ou tenu des propos malveillants à l’endroit de « Ya Jossart » qui est pour lui un père ».

Il sied de noter que cette volte-face survient après plusieurs années de travail, au cours desquelles ils ont évolué sans contrat, autant dans « Quartier Latin International », pour ce qui est de Lola Muana, que dans « Zaïko Langa Langa », pour les deux.

Revendication rejetée !

Sur ce point, Lola Muana avance avoir pris le soin d’informer Nyoka Longo. D’abord, par verbalement et ensuite, par correspondance en date du 11 août 2009. Les deux tentatives pour trouver un compromis à sa requête, n’ont pas abouti, au contraire, elles ont été butées au refus systématiquement de son patron qui lui aurait indiqué, au cours d’un entretien le lendemain (le 12 août), que sa correspondance était sans objet. En vue de trouver un terrain d’entente, Nyoka Longo avait ensuite proposé s’entretenir avec le professeur Dindo, oncle paternel de Lola.

Mais, les deux rendez­-vous pris pour cette cause n’ont jamais eu lieu: Nyoka Longo ayant brillé de son absence à ceux-ci alors qu’il en était le demandeur. Lésé, Lola Muana s’est résigne, tout en observant une trêve sur toutes les activités du groupe. Raison de son absence au cours de la récente randonnée musicale qui a conduit « Zaïko Langa Langa », le week-­end dernier, à Lubumbashi pour le compte de la Foire International Show du Katanga.

Lola et Shoulay sur un même disque

Dans leur repli stratégique, Lola Muana et Shoulay Evoloko, qui se considèrent comme des piliers vis-à-vis d’autres unités au sein de ce groupe - en leur qualité des fils de célèbres musiciens et de bons travailleurs -, attendent le retour de Jossart Nyoka Longo à Kinshasa pour accorder leurs violons. « Nous n’avons pas quitté Zaïko Langa Langa et nous n’y pensons pas. Nous voulons tout simplement assurer notre avenir... », déclarent-ils. Cependant dans l’intervalle, les deux chanteurs ont opté pour la réalisation d’une oeuvre commune.

« Celle-ci s’intitule Merci ». Les travaux préparatoires se consomment dans un studio de la place, en attendant l’enregistrement proprement dit, au cas où Nyoka Longo ne réagirait pas positivement. Selon les observateurs avertis, Ce disque est considéré tel une solution de rechange au cas où le patron de « Zaïko Langa Langa » ne leur accordait pas les garantis tels que réclamés. Nous y reviendrons avec de plus amples détails.

(TH/BT/PKF)

B.A./Uhuru


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27 août 2009

La face caché de l'angolais NYOKA LONGO

Malaise dans Zaïko Langa Langa : Lola Muana et Shoulay exigent la signature d’un contrat de travail



Malaise dans Zaïko Langa Langa : Lola Muana et Shoulay exigent la signature d’un contrat de travail

Ceux-ci exigent de leur patron et père - la signature de contrat de travail. A en croire leurs propos, ils voudraient désormais garantir leur existence par des clauses qui les protègent juridiquement vis-à-vis de Zaïko Langa Langa ,vice versa.

« Tout travail mérite salaire », dit-on. Cependant, au regard de la revendication formulée par Lola Muana et Shoulay Evoloko, tous deux évoluant au sein de Zaïko Langa Langa », il y a lieu d’affirmer que cette maxime est loin d’avoir un sens au sein des groupes musicaux de la RD Congo.

En effet les récentes nouvelles en provenance de orchestre Zaïko Langa Langa renseignent un malaise en raison du mécontentement des deux musiciens comptés parmi les plus en vue de ce consortium musical, dirigé par Nyoka Longo Mvula.

Ceux-ci exigent de leur patron et père - la signature de contrat de travail. A en croire leurs propos, ils voudraient désormais garantir leur existence par des clauses qui les protègent juridiquement vis-à-vis de Zaïko Langa Langa, ce versa.

Dans une interview accordée à Top Congo Fm, le week-end dernier, Lola Muana a déclaré « n’avoir jamais été payé pour le travail abattu pour l’orchestre, autant en Europe qu’à Kinshasa où, avant que Nyoka Longo ne réapparaisse, il avait constitué l’équipe actuelle de Zaïko Langa Langa avec le concours d’une frange d’anciens du groupe dans la capital congolaise ». Et d’ajouter: aujourd’hui, les choses ont évolué. Je suis plus que responsable de ma vie ainsi que ma famille. Il est donc normal que je réclame des droits qui me sont légitimes pour mon bien le bien ­être de toutes les personnes en ma charge.

Comprenez que tout travail mérite un salaire... . Dans cette déclaration, le jeune Lola a émis une apologie de la série d’exécutions scéniques, alors que « Zaïko Langa Langa » n’était que l’ombre de lui-même en Europe, après les évènements malheureux de l’hospitalisation de « Ya Jossart » en Belgique. Véritab1e élément moteur pendant cette période, il a, plusieurs fois été à cheval entre Kinshasa et Bruxelles pour assurer la maintenance autant scénique qu’artistique du groupe.

Il convient de signaler qu’à l’heure de la défection des animateurs Nono Atalaku, Pipy Cocaine et Vijana, Lola Muana a eu à exécuter les cris d’animations au studio pour l’album « Rencontre ». Autant de services pour lesquels il n’a jamais été récompensé, déclare-t-il. Qu’à cela ne tienne; Lola Muana indique n’avoir jamais manifesté ou tenu des propos malveillants à l’endroit de « Ya Jossart » qui est pour lui un père ».

Il sied de noter que cette volte-face survient après plusieurs années de travail, au cours desquelles ils ont évolué sans contrat, autant dans « Quartier Latin International », pour ce qui est de Lola Muana, que dans « Zaïko Langa Langa », pour les deux.

Revendication rejetée !

Sur ce point, Lola Muana avance avoir pris le soin d’informer Nyoka Longo. D’abord, par verbalement et ensuite, par correspondance en date du 11 août 2009. Les deux tentatives pour trouver un compromis à sa requête, n’ont pas abouti, au contraire, elles ont été butées au refus systématiquement de son patron qui lui aurait indiqué, au cours d’un entretien le lendemain (le 12 août), que sa correspondance était sans objet. En vue de trouver un terrain d’entente, Nyoka Longo avait ensuite proposé s’entretenir avec le professeur Dindo, oncle paternel de Lola.

Mais, les deux rendez­-vous pris pour cette cause n’ont jamais eu lieu: Nyoka Longo ayant brillé de son absence à ceux-ci alors qu’il en était le demandeur. Lésé, Lola Muana s’est résigne, tout en observant une trêve sur toutes les activités du groupe. Raison de son absence au cours de la récente randonnée musicale qui a conduit « Zaïko Langa Langa », le week-­end dernier, à Lubumbashi pour le compte de la Foire International Show du Katanga.

Lola et Shoulay sur un même disque

Dans leur repli stratégique, Lola Muana et Shoulay Evoloko, qui se considèrent comme des piliers vis-à-vis d’autres unités au sein de ce groupe - en leur qualité des fils de célèbres musiciens et de bons travailleurs -, attendent le retour de Jossart Nyoka Longo à Kinshasa pour accorder leurs violons. « Nous n’avons pas quitté Zaïko Langa Langa et nous n’y pensons pas. Nous voulons tout simplement assurer notre avenir... », déclarent-ils. Cependant dans l’intervalle, les deux chanteurs ont opté pour la réalisation d’une oeuvre commune.

« Celle-ci s’intitule Merci ». Les travaux préparatoires se consomment dans un studio de la place, en attendant l’enregistrement proprement dit, au cas où Nyoka Longo ne réagirait pas positivement. Selon les observateurs avertis, Ce disque est considéré tel une solution de rechange au cas où le patron de « Zaïko Langa Langa » ne leur accordait pas les garantis tels que réclamés. Nous y reviendrons avec de plus amples détails.

B.A./Uhuru

DIGITALCONGO

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20 août 2009

La Grande famille de Zaiko fête EVOLOKO libéré..

Kinshasa : Evoloko quitte la prison

Kinshasa | Justice | 19 Août 2009 à 15:48:14

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Libération ce mercredi de l’artiste musicien Antoine Evoloko après 18 mois passés au centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa, CPRK. Il bénéficie d’une mesure de grâce signée le 18 Août dernier par le ministre de la justice. Mesure qui accorde une liberté conditionnelle aux détenus ayant purgé un quart de leur peine dans un digne comportement. Vingt sept prisonniers au total dont Evoloko, ont été concernés par cette mesure, rapporte radiookapi.net

C’est depuis 11h00 ce mercredi que Antoine Evoloko a recouvré sa liberté après une année et six mois de prison. Cet artiste musicien condamné à 10 ans et puis à cinq ans de prison ferme après appel, pour un cas de viol, est l’un de 27 bénéficiaires de la grâce du gouvernement. Contrairement aux autres, Evoloko est sommé de ne pas créer de troubles, ni sortir de Kinshasa avant trois mois. Il est également obliger de s’impliquer dans la lutte contre les violences sexuelles. L’occasion était donc pour lui de demander pardon à toutes les femmes congolaises.

Les autres musiciens venus assister à sa libération, ont promis de s’impliquer tous désormais dans la lutte contre les violences sexuelles. Malgré cela, la décision n’a pas été bien accueillie par certaines ONG de droit de la femme et de l’enfant.
La libération d’Evoloko a été bien salué par la population ; un cortège motorisé s’est organisé de la prison CPRK, ex-prison de Makala, jusqu’à la place des artistes au rond point victoire à Matonge dans la commune de Kalamu.

Antoine Evoloko Bitumba Bolay Ngoy, alias Anto Nickel, Lay-Lay, Atshuamo, Tonton Bokulaka, Joker dit la carte qui gagne, Nkumu, Abrahama est un chanteur et compositeur né le 20 mai 1954 au Congo. Il fit ses débuts dans Zaïko Langa Langa en 1969, alors qu'il n'avait que quinze ans, et fit fureur dans les années 1970 et 80. On reconnaît en lui la première super star de la musique congolaise moderne et l'un des artistes musiciens qui ont marqué la musique populaire moderne de l'Afrique.

Copyright Radio Okapi


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28 juillet 2009

ZAIKO LANGA LANGA 40 ans après

JP_BUSE__NYOKA_LONGO_et_le_ZAIKO_Langa_Langa045Papa Wemba, de son vrai nom Jules Shungu Wembadio Pene Ki Kumba, accompagnait ce jour  de décembre 1969 Baudouin et Chrisot, deux cousins de Mongombe chez leur tante paternelle au numéro 10 de la rue Popokabaka dans la commune de Dendal, aujourd’hui commune de Kasa-vubu. Il y trouva « Bel Guide », un orchestre de jeunes, en pleine séance de répétition. Quelle aubaine ! Il leur demanda s’il pouvait interpréter avec eux «Adios Tété » du Seigneur Rochereau. Ce dernier deviendra un plus tard le parrain de l’orchestre Zaïko Langa-Langa.

Ce jour-là, sans le savoir, Jules Shungu, appelé à l’époque Jules Presley, mettait les pieds dans la grande histoire de la musique africaine moderne post-indépendance. Après la prestation de papa Wemba, le comité du groupe "Bel Guide" s'était rendu compte que le groupe était improductif. Il lui manquait un leader de la trempe de Papa Wemba ;Jossart Nyoka Longo ayant déserté le groupe quelques semaines plutôt à cause des difficultés de transport (il habitait à Ndjili quartier 13). C'est ainsi que le comité décidera de revoquer tous les musiciens improductifs du groupe " Bel Guide" pour créer, avec papa Wemba, le groupe ZAIKO Langa Langa.

C'est papa Wemba qui avait collé le nom Langa Langa au groupe ZAIKO.Le groupe musical, « Bel Guide » était présidé par Henri Mongombe et son Vice-président Mwanda D.V. Teddy Sukami en était le Secrétaire administratif. Ce dernier deviendra plus tard le président du groupe Zaiko Langa Langa. Revenons à Papa Wemba: Après avoir interpreté la chanson de l’orchestre African Jazz, il traversa l’avenue du

Président Kasa-vubu pour rentrer chez lui sur la rue Kanda-Kanda dans la commune de Kalamu. Le soir  même, il recevra la visite de Mwanda Di Vita  dit Mwanda D.V., son ancien chef  dans «les Xaveries », un mouvement du scoutisme. Il proposera à Jules d’intégrer le nouveau groupe musical qui était en chantier. Le lendemain, lorsqu’il se rendit au lieu du rendez-vous, les musiciens qu’il avait vus la veille n’y étaient plus. Il n’en  restait qu’un. C’était Pépé Fely Manuaku. C’était le départ d’un nouveau groupe avec Manuaku waku,Teddy Sukami et Zamuangana.Joseph Roger Nyoka  Longo dit Jerssy Jossart rejoindra le groupe plus tard: ce dernier était donc le quatrième ou cinquième musicien par ordre d'arrivée.Un autre copain Simon Mavuela dit Siméon  les avait rejoint comme chanteur puis André Bimi d’abord à la batterie avant de devenir le chanteur que l’on connaît. Ce groupe musical fondé par  un collège de quatre amis Henri Mongombe, André Bita,  Marcelin Delo et Mwanda Di Vita deviendra, le 24 décembre 1969, l’orchestre « Zaïko Langa-Langa ». Ce sont les hasards de circonstances comme nous venons de le voir qui ont conduit Jules Shungu, le futur Papa Wemba, dans la parcelle de la famille de Gégé Mangaya où répétait l’orchestre Bel Guide.Le premier chef d'orchestre du groupe Zaiko Langa Langa,Félix Manuaku Waku dit Pépé Fely ,avait integré l’orchestre « Bel Guide » quelques mois auparavant en 1969. Il y rencontra Joseph Nyoka dit Jossart, Zamwangana dit Enock, Gégé Mangaya, Roxy Tshimpaka et les autres. Très peu de temps après la création de l’orchestre Zaïko Langa-Langa, deux jeunes venus de l’orchestre Maps Jean Pierre Lonyama dit Gina Efonge et Antoine Evoloko dit Anto Nickel, feront leur entrée dans le tout nouveau groupe musical.

Bien des années plus tard, d’autres artistes sont venus rejoindre le Tout Choc Zaïko Langa Langa au point de laisser une empreinte remarquable. parmi les plus célèbres, nous pouvons citer Yaya Mbuta Mashakado,Mbuta Matima alias YaTitiche,Belobi nge kerme alias Mary-joe, Muaka alias Oncle Bapuis, Isamaze Bakunde alias Ilo Pablo, Mbenzu Mbenzuan dit Bozi Boziana,Claude Nsumbu Makola dit Lengi Lenga, Likinga Mangenza dit Redo,Pauvre Shekdan (le compositeur de Pa-Oki),Avedila Nkiambi alias petit Poisson,Jean-Pierre BUSE dit JP-BUSE,Zangilu Makiadi alias Popolipo, Théo Dindo Yogo, Adamo Ekula, petit Aziza zina za,Adoula Monga alias DOudou ect....

L’appellation Zaïco existait déjà en Belgique. L’orchestre « Zaïco » était fondé à Liège en 1967 par Pierre Ngalula dit « Sinatra » et Vincent Munka dit « Tex ». L’homme politique Joseph Ngalula, le père Pierre, était membre de la  « Conscience Africaine », mouvement indépendantiste dans l’ancien Congo-Belge. Zaïko veut dire « Zaïre ya bankoko » (Le Zaïre des ancêtres). Tandis que Zaïco, avec « C » signifiait : « Zaïre du Congo ». Nous sommes avant le 27 octobre 1971, la République démocratique du Congo ne s’appelait pas encore la République du Zaïre. L’orchestre Zaïko Langa Langa avait fait sa sortie officielle dans le Bar Dancing Hawaï, sur la rue Bongolo dans la commune de Kalamu à Kinshasa, le 24 mars 1970. C’était le jour du premier anniversaire du décès du Président Joseph Kasa vubu et premier bourgmestre (maire) africain de la commune de Dendal, commune où répétait l’orchestre « Bel Guide ». Cette commune porte aujourd’hui son nom.L’une des raisons du succès populaire de ces jeunes, venus pour la plupart des prestigieux établissements scolaires de la capitale congolaise, est d’avoir réussi à faire le trait d’union entre la musique que faisait les étudiants congolais en Belgique et la rumba congolaise en s’inspirant de leurs aînés. Le Tout Choc Zaïko Langa Langa a remis au goût du jour les termes utilisés à l’époque de pionniers de la musique congolaise.Sebene : partitions destinées à faire danser. Ce terme vient de l’anglais « seven », sept pour désigner l’accord de septième, comme notamment dans le jazz. Agwaya, cher au guitariste Zacharie Elenga dit Jhimmy l’hawaïenne, est devenu un cri dans le Zaïko pour inciter les mélomanes à la danse .Paul Mwanga, le collaborateur de Jhimmy, ne citait-il pas déjà le terme Langa-Langa dans une de ses chansons?Chanson où il disait : « Maboko likolo mama, maboko likolo mama, oo pamba ! bakoka biso te…langa langa » (Agitez vos mains en l’air, agitez vos mains en l’air ! rien ne peut nous égaler…langa langa).

Le Zaïko Langa Langa avait aussi adopté la danse Cavacha que popularisait déjà Henri Bowane dans les années cinquante. Le même Bowane, ami de Wendo, qui a découvert beaucoup de grands noms de la musique congolaise comme Franco Lwambo Makiadi, Jean Serge Essous ou Lando Rossignol,  a produit en Afrique de l’Ouest, dans les années soixante dix, un album de Zaïko où figuraient des chansons comme « Kin Kiesse ».

A l’époque des pionniers de la musique congolaise connue sous le nom de « Tango ya bawendo » (l’époque des Wendo), il n’y avait quasiment pas d’instruments à vent. Et le Zaïko les a carrément supprimés pour mettre en avant les guitares, particulièrement la guitare lead, appelée au Congo « guitare solo ».  Pépé Fely Manuaku Waku, qui a révolutionné la guitare solo pour la nouvelle génération,  s’est inspiré des prédécesseurs, notamment Manuel d’Oliveira, Papa Noël Nedule, Gérard Biyela dit Gerry Gérard, Michelino, Damoiseau, le Docteur Nico, Lwambo Makiadi etc… Pour Manuaku Waku, son style est le résultat de la fusion de ceux de Nico et de Franco. Avant l’avènement de Pépé Fely, les solistes faisaient des ballades avec leurs guitares en reprenant une strophe après les chanteurs avant la partie la plus animée de la chanson. Mais Manuaku, au lieu de «chanter » avec sa guitare, joue une succession des notes mélodiques. Dans la partie animée de la chanson, les fameuses «sébénés », il enchaîne des rythmes rapides et saccadés pour faire danser. Depuis, presque tous les guitaristes lead « solistes » ont adopté le style de Pépé Fely Manuaku Waku.L’épouse de Pépé Fély Manuaku et Papa Wemba sont cousins. Papa Wemba, le beau-frère de Manuaku Waku, sera celui qui découvrit plus tard de nouveaux talents et la référence pour beaucoup de jeunes chanteurs. Bien qu’il n’utilise pas d’instruments à vent, Teddy Sukami a démontré dans sa chanson « Bongo Bouger » que  l’on pourrait toujours reconnaître l’identité de l’orchestre Zaïko Langa Langa en les utilisant. Cette expérience sera renouvelée avec la chanson « Alekanda ». Ce fut de même lorsque les éléments de Zaïko ont intégré l’orchestre Afrisa International du Seigneur Tabu Ley Rochereau dans le cadre l’ONAZA, l’Orchestre National du Zaïre pour le Festac 77 (festival organisé à Lagos au Nigéria en 1977).Contrairement à beaucoup de chansons de Zaïko, dans « Bongo Bouger », ce n’est pas la guitare lead « solo » qui prédomine, mais le rythmique. Avec Zéphirin MATIMA Pioso et son approche tout en douceur des rythmes saccadés, bien différents de son collègue Pépé Fely Manuaku, les mélomanes reconnaissent aisément les phrases mélodiques de Zaïko Langa Langa. C’est ce dernier qui a joué toutes les chansons du poète Gina Efonge. Tout est parti d’un malentendu entre Gina et Pépé Fely. Ce dernier devait jouer, semble-t-il, dans « Yo nalinga », une chanson de Gina. Comme il prenait son temps pour accorder sa guitare, une remarque de Gina l’a contrarié. A partir de ce moment, Pépé Fely avait décidé de ne plus jouer la guitare dans les chansons de Gina Efonge tout en restant des amis. Matima, qui interprétait les variétés étrangères, deviendra au fil des années l’autre approche de la guitare lead de Zaïko Langa Langa.

Bien que nous parlions de solistes (guitares lead), nous ne pouvons ignorer le rôle joué par la guitare rythmique, appelée au Congo guitare d’accompagnement. Sans l’accompagnement rythmique de Enoch Zamuangana ou de Teddy Sukami, la guitare lead n’aurait pas eu cette complicité complémentaire dans le style Zaïko. Dans certaines chansons, c’est la guitare rythmique qui intervient en solo dans bien des passages tels que dans « Bongo bouger », « Kin Kiesse », « Katshi » etc.Même si l’opinion publique présente le Zaïko Langa Langa comme le premier orchestre exclusivement composé de jeunes à Kinshasa, en réalité, c’est en 1968, que les jeunes artistes se sont affranchis de la domination de leurs patrons pour créer l’orchestre « Festival des maquisards ». Ce sont donc « des Maquisards » qui ont ouvert la voie aux orchestres comme Stukas, Thu Zaïna, Mustang, Zephir et Zaïko etc. D’ailleurs Jules Shungu dit Papa Wemba avait passé quelques temps avec Gaby Lita dans le Stukas en compagnie de Pablo Bakunde Ilo avant de participer à la création de Zaïko. Pablo y fera bien plus tard son entrée pour suppléer l’absence temporaire de Mary-Joe, le batteur titulaire.
En 1974, Shungu, Evoloko, Mavuela Somo et Bozi Boziana quitteront l’orchestre Zaïko Langa-Langa pour former  « Isifi  Lokolé ». Pour eux, ISIFI veut dire « Institut Supérieur de l’Initiation à la  Formation des Idoles ». Mais pour les mélomanes, Isifi venait de  «Il suffit ozua idée » (Il suffit d’être inspiré). En 1975, Shungu Wembadio, Mavuela Somo et Bozi Boziana quitteront Isifi Lokolé pour former l’orchestre « Yoka Lokolé ». Ils seront rejoints par Mbuta Mashakado et Lwambo Issa dit «Djo Issa ». Ils reprendront à leur compte «The Fania all  stars ! Et que viva la musica ! », les cris d’animation de musiciens latinos lors du mini-festival de musique qui a précédé le championnat du monde de boxe des poids lourds opposant George Foreman à Muhammed Ali. L’attaque chant de l’orchestre Yoka Lokolé se fit appeler  « Les fania all stars ».Shungu Wembadio se fera appelé désormais « Papa Wemba ». En 1976, Papa Wemba fut publiquement révoqué de l’orchestre « Yoka Lokolé » par ses amis, particulièrement Mbuta Mashakado (tout droit na canaille kaka !). Humilié, Papa Wemba ne sut quoi faire. Suivant les conseils de ses amis, particulièrement un certain Sacré Mapenza, Papa Wemba monta son propre orchestre " VIVA LA MUSICA". Il se fit entouré par des chanteurs qui étaient peu connus du grand public. Nous pouvons citer Pépé Bipoli, Jadot le Cambodgien et Petit Aziza. Il fit appel au Prince Espérant Kisangani. Ce grand chanteur très discret était l’un des piliers de l’orchestre « Tabou National » de la commune de Lingwala avant d’évoluer un moment avec Pépé Ndombe dans l’orchestre « AfriZam ».L’orchestre  « Viva la musica » de Papa Wemba fit sa sortie officielle le samedi 26 février 1977 au bar dancing « Type Ka » du Seigneur Tabu Ley dans la commune de Kinshasa. Auparavant, l’orchestre « Viva la musica » se faisait appeler l’orchestre Yoka Lokolé aile Wemba par opposition à Yoka Lokolé aile Mavuela. Le siège de l’orchestre était fixé à son domicile au numéro A 42 de la rue Kanda-Kanda dans la commune de Kalamu. Il s’autoproclama chef coutumier du village Molokai. Il s’était inspiré des films qu’il a vus dans sa jeunesse sur Jozef De Veuster dit le père Damien, ce missionnaire belge qui se consacrait aux lépreux de l’île Molokai et qui mourut de la lèpre en 1889 dans cette île des Hawaii. Pour Wemba, Molokai étaient les initiales des rues de cette partie du quartier Matonge où était situé son domicile, siège social de l’orchestre Viva La Musica. Molokai venait de  « M »  pour Masimanimba, « O »  pour Oswe, « Lo » pour Lokolama, « Ka » pour Kanda-Kanda et « I » pour Inzia.

Le Zaïko Langa Langa, ce groupe avant-gardiste de la musique montante ne s’intéresse pas seulement de ce qui se fait de mieux en matière musicale dans le monde mais se tourne aussi vers le patrimoine culturel du Congo. C’est ainsi, qu’avec le phénomène « Atalaku » qu’il a initié en intégrant dans le groupe entre autres Nono Munzuluku, Marius et Doudou Adula, le Zaïko a revalorisé le Tam-Tam et le maracas traditionnels comme le faisaient jadis leurs aînés dans les veillées funèbres (Matanga). Doudou, aujourd’hui, n’est plus seulement animateur mais également chanteur titulaire dans Zaïko. Zaïko est la première formation musicale à faire évoluer sur la même scène et en même temps deux batteurs : Jean-Marie Ngekerme dit Mary-jo et Paul Bakunde Ilo dit Pablo. Mary-jo, après une longue absence, fut remplacé par Pablo. A son retour, il retrouva sa place à côté de Pablo. Aujourd’hui, Mary-jo est parmi les doyens de l’orchestre. Contrairement aux artistes musiciens de leur génération, Nyoka Longo, Matima, Enoch Zamuangana, et Teddy Sukami ont fait l’essentiel de leur carrière dans un seul orchestre : Le Tout choc Zaïko Langa Langa. L’un des rares survivants fidèles à cet orchestre depuis le début Jossart Nyoka Longo Mvula est aujourd’hui le pivot central de Zaïko, cette institution de la musique afro mondiale qui a ses racines bien ancrées au Congo. Les radios trottoires disent qu'il est très rusé; Il serait responsable du départ des plusieurs artistes du groupe Zaiko Langa Langa pour reigner en maitre absolu: il avait fait un coup d'état à son premier chef d'orchestre Manuaku Waku.Nyoka Longo, bon danseur plutôt que chanteur,incarne à lui seul, pour les enfants de la génération qui ont l’âge de ses petits fils. Grâce à lui, Zaïko connaît la longévité qu’aucun orchestre n’a atteint au Congo. Gégé Mangaya, son ami d’enfance qui habitait où l’orchestre « Bel Guide » faisait ses répétitions, a évolué dans le Thu Zaïna en passant par le Tout Puissant Ok-Jazz du Grand Maître Lwambo Makiadi Franco, avant de retrouver le Président Nyoka Longo dans le Zaïko Langa Langa comme Chef d’orchestre. En cette période anniversaire, nous devons aussi rendre hommage à Henri Mongombe, décédé le 11 octobre 2006, André BITA en 1993, MUANDA D.V. en 1984 et tous les musiciens qui ont fait Zaïko.Zaïko Langa Langa, ce sont aussi des milliers de fanatiques à travers le monde. Certains d’entre eux, comme Ricky Lumbu, Samy Sax, Eugide Defer ou De Gaulle ont accompagné leur orchestre favori des années durant. Dona Mobeti, l’un des tous premiers sympathisants a failli se bagarrer avec Roxy Tshimpaka qui évoluait à l’époque dans l’orchestre Thu Zaïna lors d’une campagne d’affichage annonçant un bal dansant agrémenté par le Zaïko naissant. Dona Mobeti dit le commandant est devenu quelques années plus tard artiste musicien. Son orchestre Cavacha a révélé des artistes comme Mopero  et Djanana. Roxy Tshimpaka avait remplacé Pépé Manuaku qui a créé en 1980 son orchestre « le Grand Zaïko Wa Wa ».   

( à suivre )

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20 juin 2009

La création du Tout Choc Zaiko d'Amerique

Quelques anciens musiciens du groupe Zaiko Langa Langa installés en Amerique du Nord, viennent de créer le groupe Tout Choc Zaiko d'Amerique. Ils sont présentement à Washington D.C. en studio pour l'enregistrement d'un album de 10 titres. Le groupe est composé de trois chanteurs, trois guitaristes, un clavieriste, un batteur et trois danseuses.

Pour plus d'information, contacter Mr. Mafema au (301)909-2322 ou envoyer un email à l'adresse suivante: toutchoczaikodamerique@gmail.com

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Adamo poignarde Nyoka Longo

Création du groupe « Les Stars de Zaïko » à Bruxelles : une mutinerie contre Nyoka Longo

Kinshasa, 19/06/2009 / Musique

A vrai dire, rien de ce départ bien que massif n’affecte le patri­moine musical qu’est « Zaïko Langa Langa » et son leader, « Vieux Bombas ». Là où le bat blesse, c’est l’appropriation du la­bel « Zaïko ».

L’actualité musicale a actuellement pour point de mire la création du groupe musical, « Les Stars de Zaïko », constitué de récents dissidents du Tout Choc Zaïko Langa Langa « Nkolo Mboka ». Cependant, ce détachement, pas moins spectaculaire (car le phénomène de la disloca­tion des orchestres aura mûri depuis jadis), fait jaser et étonne plus d’un mélomane averti autant à Kinshasa qu’à Bruxelles. C’est dans un élément filmé à Bruxelles et diffusé sur une chaîne locale congolaise que Kins­hasa a confirmée la défection et la création de ce groupe musical.

Les « nouveaux patrons » parlent même de la révocation de Jossart Nyoka Longo Mvula dit «Mfumu ya Longo ». Au cours de cette in­terview, le chanteur Adamo Ekule qui s’illustre, d’ores et déjà, comme le “leader” du consortium musical, explique que ce di­vorce était attendu.

« Car moi, tout comme mes autres collè­gues, nous consolidions nos am­bitions en coulisse pendant que notre vieux Jossart nous avait pratiquement abandonné en Europe, sans activités... Il nous fallait donc vivre. C’est ainsi que nous nous étions mis d’accord sur les heu­res de répétition et nous avions commencé. Les productions ont suivi... Actuellement, nous sommes très sollicités en Europe où tout le monde est d’accord. Les choses avancent bien d’autant plus que nous avons de bons échos depuis Kinshasa où nous atterri­rons certainement après avoir réa­lisé un album ... », dit-il.

Au sujet de sa prestation à Kinshasa, à l’occasion du retour sur scène de Nyoka Longo au Grand hôtel/Kinshasa à laquelle il était annoncé à l’instar de Malage, Adamo déclare : “ en effet, je de­vais participer à cette série de productions, en dépit du fait que je ne faisais déjà plus partie du groupe qui devait regagner Kins­hasa. D’autant plus que je suis ins­tallé à Bruxelles où je suis marié. A forte raison, il est indispensable que je puisse évoluer musicale­ment de ce côté ».

Et de marteler: de toute façon, j’avais déjà présenté ma démission à Jossart parce que rien ne marchait “. Pour­quoi s’approprier le label Zaïko? Adamo : “ parce que Zaïko Langa Langa me doit... j’ai évolué durant près de vingt ans au sein de Zaïko Langa Langa que je pense ne pas payer... je ne dis pas que Nyoka Longo ne m’a pas payé mais plu­tôt Zaïko. Raison pour laquelle j’es­time qu’il est normal que je profite de cette dénomination dont je suis également une référence d’une certaine époque ».

Qui l’eût cru ? Qu’un jour une mutinerie, initiée par l’un de ses braves poulains (Adamo), s’élève­rait contre Nyoka Longo dit ”le la­boureur “, après tant d’années de galère passées à Kinshasa où le groupe était quelque peu en faillite, avant son départ pour le Zénith. Cependant un jour, Judas conspira contre Jésus et que Abraham se sépara de Loth, en s’accordant des chances (pour ces derniers). Ainsi, certaines langues accordent donc une chance à Adamo et les siens qui évoquent, en dépit de tout, tout Bruxelles est derrière les Stars de Zaïko, en attendant notre descente à Kinshasa”.

Réaction de Kinshasa

A vrai dire, rien de ce départ bien que massif n’affecte le patri­moine musical qu’est « Zaïko Langa Langa » et son leader, « Vieux Bombas ». Là où le bat blesse, c’est l’appropriation du la­bel” Zaïko“. Nyoka Longo de ré­torquer de façon radicale : “aucun d’entre eux n’a le droit d’œuvrer sous le label de Zaïko Langa Langa. Ils ne sont rien dans la grande épopée de ce groupe. Pour preuve, ils ne détiennent pas le ti­tre de propriété et ne maîtrisent pas les plus meilleurs des tubes du répertoire de ce groupe. Pour moi, c’est donc une simple aventure... une hallucination de mes jeunes frères, dirais-je!

Rappelons, selon l’adminis­tration de Zaïko, dirigée par Nyoka Longo, qu’il était convenu la révo­cation de tout musicien qui n’aurait pas regagné Kinshasa au délai de grâce imparti, après le retour de ” Ya Jossart” accompagné de Gege Mangaya, Chou Lay et Doudou Adoula. De ce fait, celui des mu­siciens qui n’avait pas rejoint la capitale congolaise comme con­venu, a été révoqué, a renseigné le porte-parole du groupe.

Signalons sur ce point que ”Les Stars de Zaïko” est constitué d’une quinzaine de musiciens, tous en provenance de Kinshasa, il y a 6 ans, dans le cadre de la tournée européenne de Zaïko Langa Langa, au cours de laquelle Nyoka Longo a marqué d’une empreinte indélébile son passage sur les plan­ches du Zénith de Paris. Parmi eux figurent Nono Atalaku, Modeste Modikilo, Petit Poisson, Motingya, Strelly Mikobi, Prince, Papy Cocaine et autres qui se sont tous affublés le pseudo d’Obama.

Nyoka Longo toujours au top !

Sur un autre chapitre, signa­lons que le “ laboureur “ et ses enfants continuent leur percée spectaculaire à la reconquête des “âmes” égarées. Et, ça marche la semaine dernière, Nyoka Longo a été à l’affiche, deux fois de suite, à l’espace « Chaudron » à Matadi dans la province du Bas-Congo. Ce fut le succès sans con­teste !

De retour à Kinshasa, le groupe a fait sa ronde habituelle du week-end, respectivement, au night-club « l’Atmosphère » du GHK (vendredi), chez ” Maman Kulutu “ (samedi) et au 123 (dimanche).   

(BT/Yes)

B.A./Uhuru



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12 mai 2009

Papa Wemba, observateur attentif de l’actualité

Le célèbre chanteur congolais livre ses réflexions sur le monde tel qu’il va

Papa_Wemba

Papa Wemba a bercé mon enfance, égayé ma jeunesse. Il accompagne ma vie. Je ne passe pas une journée sans écouter cette voix éternelle, mais jamais je ne l’avais rencontré jusqu’à ce dimanche 3 mai – sauf dans deux concerts. Il est arrivé de Kinshasa deux jours plus tôt, aussitôt il a accepté de m’accorder un entretien.

A l’approche de l’heure convenue, mon cœur palpite à un rythme inhabituel. Pis, je n’arrive pas à rédiger mes questions. Du coup, j’espère un entretien à bâtons rompus. A peine m’installe-t-il dans un fauteuil – chez lui, dans une banlieue parisienne cossue – qu’il éclate de rire. Il regarde une chaîne d’info en continu, une nouvelle passe en boucle : Véronica Lario et Silvio Berlusconi sont sur le point de se séparer. Pour Papa Wemba, la presse franchit là l’iconostase de la retenue. « Cette affaire entre dans la sphère du privé ; elle ne concerne que les époux entre eux. Silvio Berlusconi est le chef de l’Etat italien, élu démocratiquement, haut dans les sondages. Sa vie privée mérite d’être respectée et protégée, même si l’homme adore les jeunes filles… »

Je lui rappelle que dans la presse française, l’événementiel fixe le tempo. Il ne bronche pas. Et je ne sais comment interpréter ce geste. Puis, après un instant de silence – le temps de regarder la suite du journal – nous enchaînons sur la grève du sexe décrétée par les associations féminines kenyanes. Instantanément, Papa Wemba craint que la mission ne soit d’avance vouée à l’échec. Et pour cause : « il y a la maîtresse qui vit dans l’ombre et qui espère toujours passer une nuit entière avec son amant. Elle n’hésitera pas à braver la grève. Le train du désir est aveugle ; il ne voit pas les gares envahies par les grévistes. Il y a la vendeuse du plaisir charnel. Elle non plus n’acceptera pas forcément la grève du sexe ; son chiffre d’affaires pourrait en pâtir. » Papa Wemba eût préféré un autre moyen de pression, une marche par exemple, comme celle organisée par les femmes mauritaniennes pour protester contre le dernier coup d’Etat militaire.

Le journaliste à la télé embraye sur la grippe A. Papa Wemba et moi l’imitons. Mon hôte revient sur l’événementiel qui fixe le tempo ; il remue la tête par dépit. « Cette pandémie n’est pas plus importante que les maladies qui sévissent en Afrique, dont le sida. Et la crise alimentaire ? N’est-ce pas une menace ? » Heureusement, ajoute-t-il, que cette grippe ne vient pas d’Afrique, car cela aurait davantage alimenté l’imaginaire européen : l’Afrique est la source de tous les maux. Toutefois, l’Afrique en souffre déjà, puisque les pauvres éleveurs de porcs égyptiens ont été sommés d’abattre leurs troupeaux. Cette grippe paraît à Papa Wemba comme une fiction réelle ; une diversion. Le monde est confronté à une crise financière, qui se fait ressentir partout, et elle doit être l’urgence numéro1.

« A Kinshasa, nous sommes tous des malades permanents. »

Il éteint la télé, non sans avoir commenté le match Marseille-Toulouse qu’il a regardé la veille, au soir. Puis il se mouche – il tient un paquet de kleenex dans sa main, car il est enrhumé. Soudain, il crache sur Kinshasa, « une ville superbement polluée ; une ville bourrée d’immondices et de mares pestilentielles. C’est un pur calvaire que de vivre à Kinshasa ; les fullas-fullas et les taxis, abondants, inondent la capitale des tonnes de gaz carbonique, sur des routes aux rainures innombrables. »

« A Kinshasa, nous sommes tous des malades permanents. Sans exception. Et le ministre en charge des questions liées à l’Environnement ne fait rien. Ni ne dit mot. Pas la moindre politique de lutte contre la pollution… », déplore-t-il.

J’avoue que je suis surpris par son ton d’une gravité insoupçonnée. Serait-il devenu écolo ? « Pas forcément », répond-il. « Simplement ce sujet n’est pas une affaire de spécialistes ; il concerne tout le monde. Aimer l’environnement dans lequel on vit, le protéger, ne requiert pas de diplômes. Chacun à sa place et avec ses moyens doit y réfléchir. Hélas ! La RDC souffre d’un déficit de projets, ce pays est un désert de fortes personnalités. Pourquoi ne pas le confier totalement aux Chinois ? Ils sont à la mode, et ils ont signé plusieurs contrats avec la RDC. »

Toujours dans le même ordre d’idées, il s’emporte contre le service sanitaire congolais, très malade. Si le médecin n’est pas assuré d’être payé, il n’administrera aucun soin. Récemment, l’un de ses proches était malade. Le médecin l’a traité illico presto, parce qu’il a découvert que cette personne était familialement liée à Papa Wemba. « Et les malades dépourvus de moyens financiers ? », proteste-t-il. Ils trépassent. Sans argent à Kinshasa, il vaut mieux ne pas tomber malade. Je ne réagis pas : je connais parfaitement cette situation. Sans transition, Papa Wemba évoque Laurent Nkunda. Ce personnage le faisait marrer ; il pressentait que ce militaire-pasteur n’irait pas loin. Un feu de paille. Papa Wemba ne se trompait pas : Laurent Nkunda a été emporté par la copulation d’intérêts miniers entre la RDC et le Rwanda. Désormais, ces deux pays peuvent exploiter le sous-sol congolais à leur guise, avec la complicité des capitales européennes.

« Obama m’inspire confiance. »

« Croire que Barack Obama distribuera des dollars en Afrique, sous prétexte qu’il a des origines kenyanes, relève d’une naïveté exquise. Il a été élu par les américains pour résoudre en premier les problèmes américains. C’est un acquis, il n’y a pas à épiloguer là-dessus. » Il n’en reste pas moins qu’à peine installé à la Maison Blanche il a adressé trois messages forts au monde : la fermeture de Guantanamo ; les problèmes soulevés par le protocole de Kyoto ; l’amorce d’un dialogue avec Cuba. Les USA sont la première puissance ; leur voix est sinon primordiale, du moins écoutée.

Pour dire vrai, l’avènement de Barack Obama est l’événement qui a le plus marqué Papa Wemba ces derniers mois. Il a confiance en lui. « Oui, le jeune président américain a toutes les caractéristiques d’un grand-homme », estime-t-il. Justement, c’est là où je voulais en venir. Comment définit-il un grand-homme ? Papa Wemba sourit. Les coudes en appui sur la table et les mains encadrant son visage, il me dévisage. Je décèle dans ce geste un tempérament intuitif – je l’ai lu dans un papier sur la psychologie. C’est sûr, il prend le temps de la réflexion. Papa Wemba me donne deux définitions : un grand-homme est celui qui naît des circonstances exceptionnelles ; un grand-homme est celui qui change le cours de l’Histoire.

Si je ne désapprouve pas la première définition, la deuxième en revanche m’agace. Je n’ignore pas que plusieurs personnages ont changé le cours de l’Histoire, mais dans le mauvais sens. C’est le cas d’Hitler, pour ne citer que ce nom. Je le signifie à Papa Wemba, lequel, sans se départir de son sourire, ajoute qu’il a voulu dire la même chose que moi. Non, on ne peut associer le verbe « déconstruire » au grand-homme. Ce dernier ne conjugue qu’un seul verbe, et au présent de l’indicatif : « Construire ». « Comme vous ? », lui dis-je. Il me fait « non » de la tête.

Nous traversons l’Atlantique et atterrissons en Afrique du sud. Que pense-t-il de Jacob Zuma ? Comme Obama, Jacob Zuma sera à partir du 6 mai – sauf coup de théâtre – à la tête d’un grand pays multiculturel – il évite le mot « multiracial ». Mais entre les deux hommes, il n’y a aucune commune mesure. Papa Wemba n’a pas apprécié cette phrase – « J’ai pris une douche pour me laver du sida. » – qu’aurait prononcée le futur président sud-africain. « C’est un propos indigne d’un responsable politique ; Jacob Zuma devrait remuer plusieurs fois sa langue avant de parler. Les gens pourraient se dire : "Finalement, on se débarrasse du sida en prenant une douche". »

« Nyoka Longo n’est pas un bosseur. »

Nous ne pouvons nous quitter sans parler de musique. Mais je le sens hésitant, comme s’il répugnait à ce sujet. Et quand je lui demande ce qui fait sa constance, sa présence perpétuelle sur la scène internationale, contrairement à ses co-fondateurs de Zaïko, il se terre dans un long silence. Mais, bientôt, il se lâche...

Sans doute par fausse modestie, Papa Wemba me dit qu’il n’a pas plus de talent que les Gina, Evoloko ou Bozi. Toutefois, un point le différencie de ses confrères : pour ces derniers la musique n’est peut-être qu’une simple passion ; pour lui c’est une vocation. Stendhal n’écrivait-il pas : « Le bonheur, c’est de faire de sa passion une vocation. » ? Oui, lui, Papa Wemba, a fait de sa « passion » une « vocation ». Dans ce contexte, un musicien de sa génération l’attriste : Nyoka Longo. Celui-ci a eu la chance de présider aux destinées d’un des patrimoines nationaux, Zaïko Langa-Langa, hélas il fait preuve de paresse. « Nyoka Longo n’est pas un bosseur ». Et, avec impatience, Papa Wemba attend son album personnel, lequel n’arrive toujours pas.

En vrac, je lui demande ce qu’il écoute et lit en ce moment, il me parle de Keziah Jones et d’un livre puissant – Le secret. Concernant son actualité, Papa Wemba prépare un album pour ses 60 ans, qui sortira avant la fin de l’année. Et il a déjà trouvé le titre : « Kema-Fumbe ». C’est une expression tétéla qui signifie : je ne suis pas venu sur cette terre pour être un spectateur. Non, Papa Wemba ne le pense pas. Et ne le sera jamais. Il continuera d’agir tant qu’il respirera. Et ce, en dépit des obstacles. D’ailleurs, il a fait sienne cette devise de Marc Aurelle : « L’obstacle est matière à actions. » L’âge ne l’effraie pas ; il n’a pas encore tout donné ni appris. Une belle leçon d’humilité.


mercredi 6 mai 2009, par Bedel Baouna

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Papa Wemba, observateur attentif de l’actualité - Oka
La singularité de Viva La Musica, c'était de ne pas avoir des Atalaku; malheureusement Nioka Longo est passé par là. Papa Wemba aussi a suivi la mode. Bosseur ou pas, la seule chose que je retiens, tous ont quitté Zaïko à l'heure de la gloire pour certains. Josshart est resté malgré vents et marrées pour léguer à la pospérité le Nom de Zaiko. Aujourd'hui, il n' a plus rien à prouver. Ironie du sort, tous ses anciens veulent fêter au nom de Zaïko pour les 40 ans. Un peu de modestie! Oka Elengi -
Lundi 11 Mai 2009 - 21:21

Papa Wemba, observateur attentif de l’actualité - Marap
Je découvre une autre face de Papa Wemba. Comme quoi les préjugés sont mauvais... Pour dire vrai, Papa Wemba est définitivement le plus grand. Un homme très mondial... -
Vendredi 8 Mai 2009 - 10:52

Papa Wemba, observateur attentif de l’actualité - mohamed
djaouti mohamed cherif al mahdi al montadar dit aissa le plus haut gradé du monde musulman:mon chère ami le géneral stiti mohamed je te salut tu m'a aprie la liberté d'expression quand j'eté jeune et son gout et bon d'ailleur nous africain bien que je soit d'origine asiatique on en monque et les homme et femme desespère vite ...courage le temp du modernisme est arrivé....c'est parole dedié à mon chère ami l'un des aima al mahdiin le géneral mohamed stiti .la justice social algérienne est absente -
Jeudi 7 Mai 2009 - 18:26

Papa Wemba, observateur attentif de l’actualité - Minerva
On sait donc ce que pense Papa Wemba de l’actualité ; on sait qu’il est enrhumé et qu’il lit en ce moment « Le secret », mais on ne sait pas qui est l’auteur du livre. Serait-ce un secret ? Petite frustration d’une lectrice à l’affût de tout ce qui ce lit… Cela dit, cet article est très bien construit et on sent la « touche » du littéraire au bout de la plume de l’auteur. -
Mercredi 6 Mai 2009 - 21:48

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En véritable patrimoine national, JP-BUSE éclair l'opinion

Article publié par la Direction de Congoedition ( htt://www.congoedition.com)
Monday, 04 May 2009 12:17

Dans une conférence de presse à Toronto, le Samedi 02 mai 2009, JP BUSE est allé Vers les journalistes congolais locaux, ainsi que l’invité spécial venu de Washington, Garry Iwele GI( Bakolo States) et le public héterogène venu l'écouter. La journée a commencé par la musique avec Nancy Ciakudia, suivie d’une interview avec l’artiste congolais Ado Makuntima.

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S’exprimant à son tour au cours du point de presse co-animé par Garry Iwele et Olivier bolya Dans la salle Council Chamber 2700 Eglinton à Toronto Canada, JP Buse a indiqué que les rumeurs circulant qu’il avait abandonné la vie chrétienne sont totalement fausses, étaient les conséquences d’une mauvaise interprêtation d’un article de Digitalcongo.net auquel on lui a attribué ce revers. Tout en se félicitant des développements positifs issus de ce point de presse, il s’inquiétait cependant de certaines pratiques qui divisent la communauté; la persistance des tensions intercommunautaires et individuelles, surtout de leur impact sur l’artiste congolais et Chrétien en particulier. Après cela JP BUSE s’est plié au jeu des questions- réponses avec le public, séance au cours de laquelle il a émerveillé l’audience par sa capacité de comprehension et surtout ses reponses historiques et non conflictuelles. Qui avait dit que la démocratie et l'église n'étaient pas compatibles ? Une conversation franche et sincère a suffi pour lever les équivoques "d'hier". A la question s’il ira à la fête de 40 ans de Zaiko Langa Langa à Kinshasa s’il est invité, il a dit qu’il ira car l’évangile n’a pas des frontières, mais seulement il faudra qu’il y est des "préables"avec son grand frère Nyoka Longo pour ne pas vexer les "faibles" et preserver l'image "clean" contre les "tordeurs" de vérité. Les images seront disponibles à travers L’émission Bakolo States  de « GI » qui est diffusée à Kinshasa. Cet exercice était comblant, nous invitons les intéllectuels congolais à se plier à cet exercice  car du choc des idées, jallit la lumière. JP BUSE a prouvé en toute sincerité que l'on peut parler ensemble en famille au lieu de faire des "monologues" contre ses  propres frères et soeurs. Une étape a été franchie, la journée s'est cloturée par des prises photos avec l'audience et les journalistes. Garry Iwele a régagné Washington le Dimanche par un vol de UNITED AIR LINE Via New York. Coup de Chapeau à l'organisation qui était une joint venture de Ondes Africaines, Congoedition et Bakolo states comme collaborateur. L'union fait la force.

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Photo ci-dessus : de gauche à droite Nancy Ciakudia (étudiante à l'Université Oxford),Olivier Bolya, JP BUSE, Gary Iwele G.I., Ado Makuntima, la fille du père de l'independance Kashimura.

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Photo ci-dessus: Après le point de presse, Garry Iwele G.I. s'entretient avec maman Julie Lutete, la Directrice General de l'Auberge Francophone de Toronto.

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Photo ci-dessus: fr. JP-BUSE et Papa Jean-Pierre Matulu Serviteur de Dieu et Président de l'organisme AUBERGE FRANCOPHONE de Toronto

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Photo ci-dessus: Monsieur et madame JP-BUSE

La direction de Congoedition ( http://www.congoedition.com)

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