05 janvier 2008

Nyoka Longo faux chanteur ?

Kinshasa, 05/01/2008 / Musique

Même au plus fort des conflits entre Papa Wemba et Koffi, Amazone ne s’est jamais exprimée, pareil quand Tabu Ley était en conflit avec Luambo ou encore Mbilia Bel, Théthé ne s’est jamais exprimée dans la presse. C’est du jamais vu dans l’histoire tant ancienne que récente de la musique congolaise, et sans doute même africaine : la femme du chanteur Adamo de Zaïko Langa Langa vient de critiquer vertement Jossart Nyoka Longo ainsi que tous les chanteurs de l’orchestre. Pour Cathy Bompetshi, épouse d’Adamo, « les prestations de Zaïko sont décevantes, Jossart ne fout rien » et son mari est « le seul vrai chanteur du groupe ».

L’épouse du chanteur réagissait ainsi à des déclarations d’Eugide Defer, fan de Zaïko très proche de Jossart Nyoka Longo, qui déplorait « le comportement irrespectueux de certains musiciens sans doute grisés par le fait d’avoir des papiers et du travail en Europe ». Adamo s’est senti visé et a réagi en couple. Sauf que, si Adamo s’est contenté de se défendre et de répliquer à Eugide Defer, sa femme a pour sa part critiqué le patron de l’orchestre de son mari en affirmant qu’il ne foutait rien, pour reprendre son expression. Elle est allée encore plus loin en déclarant que son mari était le «  seul vrai chanteur de Zaïko » et que tous les autres, de Nyoka Longo à Lola Mwana en passant par Mondial, Thylon, Prince Bela… étaient manifestement à ses yeux de mauvais chanteurs.

Le silence d’Adamo vaut donc approbation de ces critiques car comme on dit « Qui ne dit mot consent ». L’attitude de ce chanteur révèle une duplicité inquiétante. Quand Manuaku avait déclaré qu’il avait le droit d’utiliser le nom de Zaïko Langa Langa, Adamo Ekula avait, de son propre gré, fait usage de sa plume pour dénoncer l’attitude de celui-là même qui fut son patron dans Zaïko Wawa. Mais le 31 décembre 2007, le même Adamo s’est produit à Nantes avec quelques musiciens et chanteurs de Zaïko en utilisant le nom de ce groupe à l’insu de la direction du groupe. Ce qui a d’ailleurs poussé Nyoka Longo à porter plainte auprès de la Sacem et de l’Urssaf contre le producteur de ce concert.

Dans l’album RencontreS, dans sa chanson Hasta la vista, Adamo fait l’éloge de Jossart en lançant : « Tu es le plus fort et tu resteras le plus fort ». Mais quelques mois plus tard, son épouse crache sur Jossart et Adamo acquiesce par un silence approbateur.

De mémoire de mélomane, de journaliste, c’est une première qui est un scandale et une grave violation de notre culture. Même au plus fort des conflits entre Papa Wemba et Koffi, Amazone ne s’est jamais exprimée, pareil quand Tabu Ley était en conflit avec Luambo ou encore Mbilia Bel, Théthé ne s’est jamais exprimée dans la presse.

Comme on dit : « Autres temps, autres mœurs ».

La lettre de Adamo à la rédaction d’Aem

Je suis très désolé par votre réaction fanatique et je ne veux pas engager un bras de fer avec vous, parce que d’abord c’est votre journal et que vous avez toutes les armes possible pour réagir, j’ai toujours bien collaborer avec vous, alors vous allez loin, le fait d’exposer ma femme à la une , c’est une goûte d’eau qui déborde la vase, tout ce qui se passe vous ne savez pas, entre Eugide et moi il y a un contentieux, que je ne veux pas déballer ici, et c’est grave, tout le monde parlent de mon épouse comme quoi c’est elle qui depuis qu’on est marié m’a complètement changer, et c’est faux, ma femme c’est vrai qu’elle a dit Jossart ne fout rien parce qu’ aucune réaction ne viens de sa part, en aucun cas elle a critiquer les chanteurs de Zaïko, ce que nous subissons vous ne dites rien, mais quand nous parlons de nos réactions, de nos droits tout le monde est là pour réagir, mon frère on a beaucoup souffert et ne crois pas que le fait d’être ici en Europe grâce a Zaïko, c’est le paradis, nous connaissons tous les lois, s’il faut allez nous tous à la Sacem, à l’Ursaff, ou devant les tribunaux on le fera, et sache qu’on a des droits tout comme les devoirs que vous nous imposés, je suis à bout du souffle je ne suis pas le messie dans Zaïko, vous me pousser a sortir et je m’en fout de tout parler tout ce que vous voulez de moi mais pas de mon épouse, car tout ce qui aura comme réaction des gens sur votre article ne nous touchera même pas, ma femme n’ a pas parler de Lola, mondial, ni Thylon, elle a parler de Jossart pas dans le sens que vous interprété, je suis et je resterai pour ma femme son meilleur chanteur, la prochaine fois je parlerai même ailleurs et ça risque d’aller loin cette histoire, arrêtons là merci.

Adamo Ekula.

La rédaction d’AEM / MMC

Afriqu’Echos Magazine (AEM) répond au couple Bompetshi (Adamo Ekula et Cathy)
vendredi 4 janvier 2008 La rédaction d’AEM
A la rédaction d’AEM
Je suis très désolé par votre réaction fanatique et je ne veux pas engager un bras de fer avec vous, parceque d’abord c’est votre journal et que vous avez toutes les armes possible pour réagir, j’ai toujours bien collaborer avec vous, alors vous allez loin, le fait d’exposer ma femme à la une , c’est une goute d’eau qui déborde la vase, tout ce qui se passe vous ne savez pas, entre eugide et moi il ya un contentieux, que je ne veux pas déballer ici, et c’est grave, tout le monde parlent de mon épouse comme quoi c’est elle qui dépuis qu’on est marié m’a completement changer, et c’est faux, ma femme c’est vrai qu’elle a dit jossart ne fout rien pcq aucune réaction ne viens de sa part, en aucun cas elle a critiquer les chanteurs de zaiko, ce que nous subissons vous ne dites rien, mais quand nous parlons de nos réactions, de nos droits tout le monde est là pour réagir, mon frère on a bcp souffert et ne crois pas que le fait d’être ici en europe grâce a zaiko, c’est le paradis, nous connaissons tous les lois, s’il faut allez nous tous à la sacem, à l’ursaff, ou dévant les tribunaux on le fera, et sache qu’on a des droits tout comme les dévoirs que vous nous imposés, je suis à bout du souffle je ne suis pas le messie dans zaiko, vous me pousser a sortir et je m’en fout de tout parler tout ce que vous voulez de moi mais pas de mon épouse, car tout ce qui aura comme réaction des gens sur votre article ne nous touchera même pas, ma femme n’ a pas parler de lola, mondial, ni thylon, elle a parler de jossart pas dans le sens que vous interpreté, je suis et je resterai pour ma femme son meilleur chanteur, la prochaine fois je parlerai même ailleurs et ça risque d’allez loin cette histoire, arretons là merci.
Adamo Ekula

Réponse d’Afriqu’Echos Magazine (AEM)

1. Au départ Adamo et son épouse en voulaient à Eugide Defer pour ses propos qui, selon eux, visaient le chanteur. Ensuite, c’est Jossart Nyoka Longo qui en a pris pour son grade accusé de « ne rien foutre ». Maintenant c’est AEM qui est accusé de « réaction fanatique ». Cette grave accusation, à la limite injurieuse, ne repose sur rien car dans cette controverse nous ne sommes pas partie prenante. Et qu’est ce qu’Adamo nous reproche ? D’abord d’avoir révélé que c’est sa femme qui a envoyé les deux mails qu’elle ne voulait pas signer, or nos lecteurs sont prévenus que les mails anonymes ne sont pas publiables. Par contre ils peuvent demander que leurs noms ne soient pas affichés, ce qu’elle n’a pas fait. Ensuite de n’avoir pas publié un troisième message de sa femme dont celle-ci n’était pas l’auteur. Enfin, d’avoir fait un article évoquant les déclarations de sa femme dans notre magazine. Mais AEM n’est pas une caisse de résonance où l’on vient publier ses textes et puis basta ! En parlant des propos de sa femme, nous n’avons fait que notre travail de journalistes et cette dernière n’a qu’à assumer ses propos qu’ Adamo a dû lire avant publication.

2. Ce qui se passe entre Eugide et Adamo ne nous intéresse nullement si cela déborde du travail d’artiste d’Adamo. Quant aux critiques que « tout le monde fait sur son épouse depuis qu’ils se sont mariés », nous ne nous sentons pas concernés car cela ne nous regarde pas et nous ne connaissons pas la vie d’Adamo en dehors de ses prestations avec Zaïko et d’une formation en informatique qu’il a suivie en Belgique et dont il avait tenu à parler dans AEM.

3. Adamo est libre d’approuver et de cautionner les propos de sa femme à l’égard de Jossart, mais on peut s’étonner qu’il n’ait été froissé par l’expression « Jossart ne fout rien » du verbe foutre. Le langage policé et poli recommande le verbe « faire ». Et ç’aurait été poli et court de dire « Jossart ne fait rien »

4. Si « Adamo restera le meilleur chanteur de Zaïko pour sa femme » cela ne nous dérange pas, mais quand elle affirme que « Adamo est le seul vrai chanteur de Zaïko », qu’ils acceptent qu’on trouve cela très désobligeant pour les autres chanteurs, Jossart, Lola, Thylon, Mondial, Prince Bela… compris.

5. Adamo dit que nous nous taisons quand ils souffrent ou quand leurs droits ne sont pas respectés, combien de fois nous a-t-il sollicités pour en parler et avons-nous seulement refusé ? Nous ne sommes pas là pour raconter comment vivent les musiciens, mais il n’est un secret pour personne que très peu vivent de la musique. Quand Adamo vivait dans une maison non chauffée et avec très peu d’argent, qu’est ce qu’il n’aurait pas dit si on l’avait rapporté dans notre magazine ? Accepte-t-il désormais que l’on parle de ses misères ? de ses problèmes ?

6. Quand Adamo nous demande de « dire tout ce que nous voulons sur lui et de ne pas parler de sa femme », il n’avait qu’à dire à sa femme de ne pas s’inviter dans notre magazine, il n’avait qu’à dire à sa femme de ne pas nous inonder de mails ! Elle n’aurait pas fait cela, il n’y aurait eu aucune ligne dans AEM sur elle. À titre d’exemple, l’épouse d’Adamo avait déclaré certaines choses à notre rédacteur en chef délégué Botowamungu Kalome à Nantes le 31 décembre 2007, mais aucun mot n’est sorti de cette conversation, aucun commentaire n’a été fait là-dessus parce que cela s’est passé dans un cadre privé. Personne n’en avait entendu parler même nous à la rédaction. Nous n’interdisons pas à la femme d’Adamo d’avoir des opinions et de les exprimer, mais à partir du moment où elle le fait chez nous sans qu’elle ait été citée dans un article, nous nous réservons le droit de commenter ses déclarations.

7. Quand Adamo parle de droits et d’avocat concernant notamment le concert de Nantes, il ne réalise pas la gravité de ses propos. C’est vrai que lui ne risque pas grand-chose, il était juste sur scène. Mais si Jossart Nyoka Longo saisissait l’administration, le producteur de ce concert risque une multitude de problèmes qui peuvent perturber gravement sa vie. Il aura à ses trousses, la Police de l’air et des frontières qui lui demandera des preuves qu’il n’a pas fait venir de clandestins de la Belgique pour les faire travailler. Même s’il régularise la situation auprès de la Sacem et de l’Urssaf, l’intention de fraude sera retenue contre lui et des poursuites pénales ne sont pas à exclure d’autant plus que le fisc voudra aussi savoir s’il a réalisé des bénéfices et s’il a versé la TVA. L’État français voudra aussi savoir s’il détient une licence de producteur et s’il n’y a pas eu de travail au noir. Il devra donc présenter les bulletins de salaire des techniciens qui avaient travaillé. L’État pourrait vérifier aussi s’il y avait un personnel de sécurité qualifié et régulièrement embauché et rémunéré. Sinon il serait poursuivi pour mise en danger de vie d’autrui et de travail au noir. La direction de la concurrence pourrait également le poursuivre pour « publicité mensongère » pour avoir annoncé Zaïko qui n’était pas concerné. Des personnes de bonne volonté avaient entrepris une médiation afin de dissuader Jossart Nyoka L. de le faire, il semblerait que ce qui vient de se passer a tout remis en cause et que Jossart aurait décidé de passer en action. Adamo aura ainsi sacrifié le producteur de ce concert.

8. Apparemment Adamo aurait aussi des droits à réclamer. À qui ? Nous ne le savons pas et cela ne nous regarde pas. Qu’il fasse ce qu’il veut mais qu’il ne nous brandisse pas des menaces qui riment à des chantages. Il veut se répandre dans d’autres médias, mais qu’il y aille, ce n’est pas notre problème. S’il veut se livrer à un grand déballage, nous ne sommes pas du tout inquiets.

9. Adamo nous traite aujourd’hui de fanatiques, ce n’est pas grave mais nous vous laissons taper dans notre moteur de recherche « Adamo », de relire les articles qui lui ont été consacrés ou dans lesquels il a été cité, et vous nous direz si vous aurez décelé la moindre animosité. Vous pourrez aussi constater en regardant les photos du concert du 38ème anniversaire qu’il est bien mis en exergue et qu’on ne lui tient pas rigueur de défendre son épouse.

Sujet : réaction
De : adamo ekula
À : aem@afriquechos.ch
Date : 04/01/2008 11:35:59
Monsieur jossart

je viens de voir dans votre journal une page qui m’est consacrer je tiens a dire que oui j’ai parler de jossart nyoka longo mais je n’ai fait aucune critique envers les autre musiciens de zaiko .comment on peut dire des chose que je n’ai pas écrit.je pourais m’exprimer plus pourquoi j’ai réagi ainsi envers jossart .mais bcp savent pourquoi.adamo et moi tenons a se que se message sois publier.

cathy bompetshi

Réponse d’Afriqu’Echos Magazine (AEM)

1. AEM n’a jamais interprété vos propos. Il les a simplement repris en éclairant leur portée. Quand vous dites que votre mari Adamo Ekula Bompetshi est « le seul vrai chanteur dans Zaïko », vous affirmez forcément que tous les autres ne le sont pas. Et quand quelque chose n’est pas vrai, il est faux ou alors dans le contexte qui nous concerne on le traduit par « mauvais chanteurs »

2. Quand vous dites « beaucoup savent pourquoi j’ai réagi ainsi envers Jossart », mais ces personnes ne représentent certainement pas la majorité de nos lecteurs, peut-être même pas 10 %. En ce qui nous concerne, les rumeurs et commérages de Bruxelles ne nous intéressent pas et nous n’avons pris en compte que ce que vous vous êtes permise d’écrire librement dans notre magazine. Respectant votre libre expression nous avons publié vos deux textes sauf le troisième qui a été signé par vous mais rédigé par une autre personne et qui n’apportait aucun élément nouveau.

3. Vous menacez de vous exprimer plus sur vos raisons, mais cela ne nous regarde, ni ne nous intéresse nullement. Votre vie privée et maritale ne nous regarde ni ne nous intéresse nullement. C’est uniquement la carrière de votre mari, sa conduite en tant que chanteur et sa volonté de s’épanouir en marge de son travail qui nous intéressent. Et Dieu sait que nous en avons fait souvent largement écho plus que pour tous les autres chanteurs et musiciens de Zaïko Langa Langa.

4. Si nous avons fait un article sur vos déclarations, c’est parce que vos propos ont été tenus dans notre magazine et que c’était une situation étonnante. Savez-vous que dans la législation sur le travail, en dehors d’une action syndicale, dire du mal de son employeur, de ses collègues et de son entreprise dans la presse est une faute professionnelle grave ? Il faudra que vous vous rendiez compte qu’en disant que votre mari était le « seul vrai chanteur dans Zaïko », vous opposez Adamo à ses collègues de l’orchestre et vous portez gravement atteinte à la crédibilité de l’entreprise de votre mari.

5. Vos menaces avec Adamo d’en dire plus et ailleurs commencent à nous agacer, allez-y si le cœur vous en dit, on n’en a rien à cirer et cela ne nous affole pas. Et puis vous devriez modérer vos injonctions réclamant la publication de vos messages, nous savons ce que nous devons publier ou pas.

Cordialement.

|La Rédaction d’AEM

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22 décembre 2007

38eme anniversaire....

meridjo_batterie

Mary Jo : « Mon retour dans Zaïko ? La balle est dans le camp de Jossart »

Kinshasa, 21/12/2007 / Musique

Forcément au groupe des années 70 avec Evoloko, Mavuela, Wemba, même Gina qui est venu nous rejoindre… Tous des gars artistiquement très forts et humainement irréprochables. Le groupe était très fort, mes souvenirs les plus forts de Zaïko sont de cette époque. Pour le 38ème anniversaire de Zaïko Langa Langa qui sera célébréle vendredi 28 décembre 2007 au Millénaire à Savigny-Le-Temple (France), Mary Jo (Meridjo) sera à la batterie tout comme Oncle Bapius à la basse et Roxy Tshimpaka à la guitare solo. Des illustres anciens qui ne font plus partie de l’orchestre par la volonté de Nyoka Longo concernant les deux premiers. À l’occasion de ces retrouvailles aux allures de réconciliation, je me suis entretenu avec Mary Jo. Le verbe est parcimonieux, les réponses courtes, le ton contenu et contrôlé comme pour éviter d’en dire trop. Belobi Mary Jo le batteur initiateur du rythme cavacha ne se livre pas.

Il répond presque machinalement à mes questions. Je sens une colère rentrée, manifestement trop d’amertume accumulée, une blessure jamais refermée.

Meridjo n’a manifestement pas toujours digéré qu’un jour Jossart Nyoka Longo ait décidé de le débarquer de leur orchestre : « Zaïko c’est toute ma vie, je l’ai intégré à 18 ans… », la même phrase déjà entendue dans la bouche d’un certain… Jossart Nyoka Longo.

AFRIQU’ECHOS MAGAZINE : Pour beaucoup de mélomanes c’est une surprise de vous voir évoluer avec Zaïko.

BELOBI MARY JO : Une surprise pourquoi ? Je n’ai pas quitté Zaïko de mon gré et je n’ai aucun problème avec Jossart, ni de rancune envers lui. Il a souhaité que je participe à ce concert du 38ème anniversaire, je réponds présent. Moi, depuis notre séparation, je suis resté disponible.

Depuis l’annonce de votre participation à ce concert, les mélomanes se mettent à rêver de votre retour dans le groupe

Je répète, c’est Jossart qui détient les clés. Allez donc lui poser la question. Moi je n’ai aucun problème avec lui.

Bapius avait pourtant réintégré l’orchestre et tous les deux participiez à la préparation de l’album RencontreS, et puis on n’a plus eu de vos nouvelles, et finalement l’album s’est réalisé sans vous

C’est à Jossart d’en donner les raisons. La rumeur m’a attribué des responsabilités dans un conflit qui l’a opposé à Bapius, et il a malheureusement accordé du crédit à cette calomnie.

De quoi s’était-il agi ?

Bapius a réintégré l’orchestre depuis Kinshasa. Jossart l’a fait venir en Europe ainsi que Lola Mwana et un technicien. À l’expiration de leurs visas, ils devaient retourner à Kinshasa pour les renouveler. Lola et le technicien sont rentrés mais pas Bapius pour des raisons que j’ignorais.

Les contrats signés par l’orchestre furent menacés sans compter que Jossart avait été fortement marqué par son incarcération en Belgique pour des soupçons de trafic de visas.

Et comme des gens mal intentionnés m’ont accusé d’avoir été de mèche avec Bapius, cette collaboration a été arrêtée et pas de mon fait.

Du coup l’album s’est fait sans vous, comment le jugez-vous ainsi que ceux qui l’ont précédé ?

Des chanteurs et des musiciens ont travaillé, c’est un travail qui mérite respect, je n’ai donc pas de commentaire à faire.

Les avez-vous trouvés à la hauteur du passé de Zaïko ?

Ils ont chanté, joué, les gens ont acheté ces albums, les écoutent, vont dans les concerts du groupe, dansent…

Ont-ils innové ou perpétué le style Zaïko ?

Je vous laisse le soin d’apprécier

« C’est Seskain Molenga qui a créé la base rythmique de la batterie de la rumba congolaise (…) J’apprécie beaucoup le drummer Titina »

L’histoire de la création du rythme cavacha qui aurait été inspiré des bruits d’un train relève presque de la légende ?

(La voix s’emballe, Meridjo est du coup volubile) : C’était incroyable, magique. C’était le premier voyage de l’orchestre à l’étranger. C’était, il me semble, en 1971. Nous étions en tournée au Congo-Brazzaville et dans le train qui nous amenait à Pointe Noire, les musiciens étaient déchaînés, ils chantaient et dansaient au rythme des bruits du train. Du coup, ils sont venus me demander si je ne pouvais pas reproduire ce rythme sur une batterie. La demande était incongrue, j’étais dubitatif.

De retour à Kinshasa, je me suis mis au travail. Au début c’était laborieux, mais au fil des jours je m’en rapprochais et j’ai fini par créer un rythme fortement inspiré par les bruits de ce train. Bapius en tant que bassiste ainsi que Manuaku Waku en tant que guitariste soliste se sont ensuite mis à travailler sur ce rythme que je venais de créer, tandis que Matima en sa qualité de directeur artistique s’occupa de trouver le bon tempo en harmonisant l’ensemble. Cela a donné le rythme cavacha aussitôt reproduit dans les chansons Eluzam, Mbeya Mbeya, Liwa ya somo, etc. Et vous connaissez la suite, aujourd’hui toute l’Afrique a adopté cette base rythmique, même aux Antilles.

Vous êtes donc un précurseur, mais avez-vous eu vous-même un maître, un modèle ?

Mais pas seulement moi ! Avant le rythme cavacha, Seskain Molenga, à travers le style Soum-djoum de l’Afrisa, a créé la base du rythme de la batterie pour la rumba congolaise. C’est lui qui a posé les bases utilisées jusqu’à aujourd’hui.

Personne n’a véritablement innové après vous ?

Je ne sais pas… Ilo Pablo ne s’était pas contenté de reproduire ce que j’avais créé, le jeune Titina n’est pas mal non plus.

Quand vous allez monter sur scène au Millénaire, à quoi allez-vous penser ?

Forcément au groupe des années 70 avec Evoloko, Mavuela, Wemba, même Gina qui est venu nous rejoindre… Tous des gars artistiquement très forts et humainement irréprochables. Le groupe était très fort, mes souvenirs les plus forts de Zaïko sont de cette époque. Quand nous allions jouer à l’Athénée notamment. On partageait la scène avec des groupes comme Thu Zaïna et Tabou National. Ils étaient très bons, mais l’ambiance c’est nous qui la créions, nous étions « imbattables » sur ce terrain.

Jossart, lui, soutient cependant que le groupe des années 80 était plus homogène et aussi très fort. Il regrette d’ailleurs qu’il n’ait pas pu se produire au Zénith comme c’était prévu suite à la scission qui avait donné naissance à Familia Dei…

Ah bon, c’est cette scission qui a empêché le passage au Zénith ?

Vous n’avez pas l’air de le croire…

Quand nous sommes revenus du Japon, nous avons joué pendant trois jours d’affilée à guichets fermés à La Mutualité à Paris. Si on avait eu un bon management, on aurait enchaîné avec le Zénith. Et c’est Jossart qui s’occupait du management.

Pour finir, quelle est votre actualité ?

Je suis là en attente de projets, ouvert à toutes les propositions même si beaucoup semblent m’oublier déjà et que même vous, vous avez attendu ce concert pour prendre de mes nouvelles. Je vous suis tout de même reconnaissant.

Détrompez-vous, il existe depuis plusieurs années un projet d’un important document journalistique avec certains musiciens pour commencer à constituer la mémoire de notre musique. Vous serez concerné.

Ca me ferait très plaisir, revoyons-nous le 29 décembre au Millénaire.

Rendez-vous pris.

|Interview réalisée par Botowamungu Kalome/AEM

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20 décembre 2007

Concert ZAIKO LL. Familia Dei à Naerobi ( Kenya): avec JP-BUSE, Ya Lengos, Popolipo ect.......cliquez sur le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=iFbFbCw8-VE

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19 décembre 2007

Kanda Bongo Man et JP-BUSE au Botswana

JPBUSE_KandaBongoMan

Photo prise au Botswana en 1998

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01 décembre 2007

Le Kuru Yaka....Vieux Bokul

Shungu Wembadio Papa WembaAncienWemba
Artiste international demeuré constant dans son travail et attentif aux exigences de son public, tout comme de son Congo natal, sa source d'inspiration première. Il est consideré comme le génie et le porte-étandard de la musique congolaise moderne au seuil du IIIème millénaire. Il adore renouer le jeu de mots avec l'émotion, le tempo, le style et le rythme des décennies 70-80, au temps oû il chantait de sa voix prodigieuse: "Paulina", "Liwa ya Somo" etc. Humaniste, il receuillait et nourrissait les enfants des quartiers pauvres de Kinshasa à ses frais dans sa résidence baptisée "Le Village Molokai". Après Zaiko, il integrera Isifi Lokole puis Yoka Lokole avant de créer son propre groupe "Viva La Musica" qu'il continue de gerer aujourd'hui en parrallèle avec deux autres groupes: "Les Molokai Stars" ainsi que "Nouvelle Ecriture". Il faut noter qu'il s'est separé des danseuses du spectacle Fioti Fioti sur demamde de leurs parents.
Une chose parait sure désormais au pathéon de la musique congolaise moderne, Papa Wemba aura son monument de grande idole de sa génération et celui d'une figure de proue au niveau de l'humanitaire au Congo.

Par Hassan Thassinda Uba Thassinda; Politicien, Journaliste Indépendant et Ecrivain

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Manuaku waku alias Pépé Felly....Le magicien de la guitare

AncienManuaku

Manuaku est le ciment à la base de la création de Zaiko. Durant plus de dix ans, il a su impregner un nouveau doigté dans le maniement de la guitare solo des orchestres de la nouvelle génération congolaise. Il propulsera d'ailleurs Zaiko dans une autre dimension et asseoir le groupe sur des bases solides après le départ de plusieurs de ses composants. Héritier incontesté de Dr. Nico, virtuose de l'ancienne génération, Pépé Fely n'était pas seulement ce gardien rythmique qu'on a connu à travers des pas de danses Motoba (six), Ngouabin, Cavacha, Choquer et autres Washa-Washa; il était aussi un auteur compositeur de talent. Dans son repertoire, plusieurs chansons a succès. Après Zaiko, manuaku créera son propre groupe "Grand Zaiko Wawa" avant de s'installer en Europe et mettre ainsi les connaissances acquises au service de ses collègues.
Par Ngoyarto

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EFONGE ISEKOFETA ENAOFANZA GINA WA GINA

Arrivée dans le groupe Zaiko Langa Langa en 1971, Wa Gina épatera avec sa voix et connaitra un succès avec des tubes tels que " YO NALINGA " , " Consolation ". " Celio", " Omibongisa " et " BP ya Munu" . Il faisait partie, au sein de Zaiko, de l'attaque chant MA-E-E-SHU (Mavuela, Evoloko, Efonge et Shungu). Le MA-E-E-SHU était l'attaque chant de base : le Nyoka Longo et Bimi chantaient en lever de rideau. Wa Gina soufrira malheureusement d'une dépression en 1974 qui le forcera de quitter la scène musicale pour revenir en 1976. Il créera l'orchestre Shora libanko, au sein duquel évolueront des artistes tels Debaba et Koffi Olomide, qui ne fera pas vraiment long feu. Il bosse actuellement en solo et sort des albums de temps en temps.

AncienGina

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13 octobre 2007

Parcours de JP-BUSE (1985 - Présent)

2007 - Processus de la production du DVD " Le Roi des rois " en cours.

2006 - Artiste invité par l'Université de Montréal, au vernissage du site web CRITICL WORLD .
JP-BUSE se produira, accompagné par RUBIN ( pianiste Argentin professionel ) devant les professeurs du Département des Arts et de la culture de l'Université de Montréal et quelques invités.

2004 - l'artiste invité au colloque Critical World organisé par Bob White, Professeur d’anthropologie au Département des Arts et de la culture à l’université de Montréal, axé sur la mondialisation culturelle.
JP-BUSE se produira avec un groupe de 7 musiciens. Etait egalement présent , le chroniqueur de musique MANDA TCHEBWA.

2001 – L’artiste enregistre et produit son premier album de la musique chrétiennere “ le Roi de rois”.L'album est distribué, un an plus tard, en Europe par la compagnie Française de disque "LE LION DE JUDA" du producteur Aristote.

1999 – ( Décembre) Co-organisateur, avec le professeur anthropologue et specialiste de la musique Congolaise moderne Bob White,de "la Rumba workshop" à l'Université Emory dans la ville Americaine d'Atlanta. L'atelier était suivi d’un spectacle accompagné par le groupe African Rhythm Machine de Dominique Kanza (Basé à New York) ainsi que par le chanteur tenor Djeffard Lukombo, ancien du groupe Afrisa international de Tabu Ley Rochereau et GRAND ZAIKO de Manuaku Waku.
Monsieur Bob White, de nationalité Americaine ,est Professeur titulaire à l'université McGill de
Montreal (Canada)

1998 – (Décembre) Concert hommage à Pépé Kallé au El Mocambo à Toronto (Canada).

1998 - ( Juin à Novembre) Une série de concerts ( tous les premiers Samedi du mois) au club Karibu à Toronto.

1997 - (Octobre) Artiste et spécialiste invité à une
conférence intitulée << La culture et la jeunesse au nouveau Congo >> organisée par le Centre d’études afro-américaines et africaines de l’université du Michigan à Ann Arbor: Avec Bob White, JP-BUSE a donné des prestations musicales interactives et multimedias à des publics de milieu universitaire et d’école secondaire.

1997 -(Septembre) Intervenant à une conférence portant sur le theme, l’influence de la musique africaine et créole au Québec. Le soir-même il cloture la soirée, devancé par les artistes québecois Marie-Hélène Monpetit et Lou Babin, ainsi que le groupe de compas haitien "Ti Kabzy".

1997 -(Septembre) JP-BUSE participe au festival "Vues d’afrique" fête l’été à Montréal.

1996 - Artiste invité de Tabu Ley Rochereau lors du passage de ce dernier au Canada (Montréal et Ottawa).

1996 - Le festival Heineken African Beat à Toronto: JP-BUSE partage l’affiche avec de tels artistes de renommée internationale que Angelique Kidjo et "Boukan Ginen".

1995 - Le festival Nuits d’afrique à Montréal.

1995 - Sortie de son quatrième album solo “ L’évolution de JP-BUSE “

1994 -Le festival Africa Mondo à New York: JP-BUSE est l’invité special de Papa Wemba.

1994 -Le festival Cultures Canada94 à Ottawa :JP-BUSE côtoit plusieurs stars du world beat, dont Youssou Ndour, Salif Keita, Lorraine Klassen et El Kadi.

1993 -JP-BUSE est invité par le chanteur congolais Kanda Bongoman avec qui il fera une tournée promotionnelle au Malawi Botswana et Sierre Leone.

1993 -Le festival Tendances à Etaples en France :JP-BUSE partage la sceine avec Tshala Muana,Princesse Erika et Kanda Bongoman.

1991 -Etabli au Canada, JP-BUSE débute officièlement sa carrière solo. Il fait plusieurs concerts à Ottawa et à Toronto, accompagné de plusieurs membres du clan langa langa resident en Amerique.

1989 -JP BUSE et Zaiko Langa Langa (FD) se produisent en premère partie du spectacle d’ Eric Clapton au stade Machava de Maputo (Mozambique) devant un public évalué à 80.000 spectateurs.

1989 -Le spectacle de JP-BUSE et Zaiko LL (FD) affiche complet au Club Soda de Montréal dans le cadre du "Festival internationl de jazz de Montréal"

1989 -Sortie du troisième album solo "Souci ya Zaiko" avec les arrangements et la programmation du pianiste Zairo-Congolais Gab’s (The Best/Intercontinental-Kin).

1987 -Après le succes remporté avec l’album live "Nippon Banzai", enregistré au Japon, le groupe "Zaiko Langa Langa" se désintègre pour former deux groupes: Zaiko Nkolo Mboka et Zaiko Familia dei .Ce dernier sera dirigé par Bimi Ombalé et plus tard par JP-BUSE.

1987 -Sortie du deuxième album solo de JP-BUSE, "Longindo ya Kassapard". JP-BUSE est invité à l’émission Afrique étoile à Abidjan en Côte d’ivoire, en compagnie d’une pléiade d’artistes don’t Papa Wemba, Abeti Masikini, Kanda Bongoman, Koffi Olomidé, Alpha Blondy, Youssou Ndour,Kassav, Nzitany Neil et Tshala Muana.

1987-Le festival Big Wave from Africa dans plusieurs villes Japonaises, avec le groupe Zaiko Langa Langa. A cette époque, JP-BUSE, l’une des vedettes du groupe, est surnommé <> par les fans Japonais.

1985 -Le début de la carrière professionnelle de JP-BUSE: il éffectue une grande tournée en Europe et en Asie avec le groupe Zaiko Langa Langa.

1985 -Sortie du premier album solo intitulé "Amour thythyna"

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04 octobre 2007

ZAIKO selon...Djamba Yohé

Joyeux Anniversaire de Yha Nyoch, Jersy Jossart
Nyoka Longo


L'anniversaire
à la tribune du temps de Yha Nyoch,
C'est ce vendredi 7 septembre 2007
Signe de Zodiac Vierge.
Nyoka Longo, Nyalom, c'est bientôt la fête.

Copie aux Communicateurs hors pairs :

Dom Pedro l'écrivain à la plume enchanteresse
Mbuta MEV, le politilogue abetaka tolo te ;
Joseph Pululu, l'homme qui transpire la culture ;
Thenday, le journaliste naturellement talentueux ;
Vasco Mbuyi Mamba kalala, mokomi wa Mikili.

Amies Mélomanes et fans du Zaïko,

Je ne pouvais pas demeurer énigmatique après avoir prié à tous les mélomanes de faire un exercice de recherche somme toute un peu généalogique. C'était amusant de constater que tous nous nous sommes fait prendre un peu au piège, car nous semblons conna^çitre nos musiciens, mais à la moindre interrogation, nous tournons sept fois la langue. Mais l'idée de lancer ce quiz était plus inspiré par la disparition de nos créateurs musicaux, ce n'est que lorsque ceux-ci nous quittent que nous songeaons collectivement aux hommages. La mort de Madilu System est un cas très douloureux. Ceux qui décèdent, même si nous donnons beaucoup d'argents à leur famille pour le deuil, le défunt ne reviendra plus et ce ne pas lui qui bénéficie de l'hommage, il est même absent des rencontres qui n'ont que des vivants comme invités. En tous cas, c'est cela l'origine de cet exercice de chercher la date écrite sur l'attestation de naissance de Nyoka Longo. Soit dit en passant, l'horoscope de septembre est Vierge parce que ceux qui savent lire les signes du temps et des choses ne se laissent pas distraire par la complaisance, cette attribution est liée à Notre-Dame.

1. L'ANECDOTE

Depuis le 24 août, je n'ai pas cessé de recevoir des lettres qui m'obligent de dévoiler la date de naissance du grand artiste musicien et vedette, Jersy Jossart Nyoka Longo Jossart. Eh bien, c'est fait. L'anniversaire de votre bien-aimé est à la date du 7 septembre. Nyoka Longo est né un lundi, cherchez de faire un calcul horaire de son exsitence par rapport à l'année de sa naissance, vous remarquerez que ce jour évoqué ci-dessus correspons à sa venu au monde. Dans le quartier de la jeunesse de Nyoka Longo, les mamans ont soutenu une légende qui demeure aujourd'hui définitivement fixé dans la mémoire. La mère de Jossart était dans la Légion de Marie dans la Paroisse de Christ-Roi. Tous le samedi, les membres de cette assocition se retrouvaient pour le chapelet. Quand vint le temps de la naissance de l'artiste lauréat de cet anniversaire, les amis de sa Maman prièrent la Vierge en lui demandant avec insistance à ce que Yha Nyoch naisse avant le 8 septembre, comme ça, elles pourront avoir l'occasion d'organiser deux fêtes.

Pour tout catholique qui connaît l'année liturgique, le 8 septembre consacre la fête de la Nativité de la Vierge Marie, il ne fallait pas pour la Légion de Marie que Nyoka Longo vienne au monde ce jour là parce qu'il n'y aurait pas eu de chapelet le lendemain et il aurait été difficile pour toutes les autres femmes de se retrouver en mutuelle. Car, comme d'aucuns le savent, la naissance en Afrique est un événement familiale et communautaire auquel il ne faut pas se dérober. La Vierge Marie, d'après les maman accorda cette grâce et Nyoka vint au monde un jour auparavant, soit le 7 septembre. le jour suivant, il eut d'une part la fête liturgique à la Paroisse Christ-Roi, qui est la première paroisse du Cardinal alors de l'ABBÉ Joseph Albert Malula, en 1956. Il se tint aussi après les célébrations une grande fête arrosée offerte par le père du lauréat de cette fête d'anniversaire.

2. KINSHASA N'ÉTAIT PAS MUSICALEMENT UN DÉSERT

Après l'anecdote, la réalité reprend son cours et demeure sans contredit d'actualité. Le Tout-Choc et Anti-Choc Zaïko Langa Langa est un orchestre qui vient, avec ses vedettes d'origines plus d'expasnion à la jeunesse dans l'arène musicale, mais également libérer les talents de l'Art de Grand Kallé en débouchant sur des créations d'une exceptionnelle excellence. Certe, le Thu Zaïna avait essayé, mais cet orchestre était un ensemble des jeunes aristocrates de l'Athénée de Kalina, il était comme les Iss Boys, un groupe des Bana Ya. À Imo-Congo, un certain Gaby Lita, avec l'orchetre les Stukas, a tenté de percer en défiant l'ordre des établis dans la musique populaire des jeunes, à Matonge et à Kasa-Vubu, le Zaïko Langa Langa entra en scène aussi, mais c'est celui-ci qui va l'emporter sur tous. Aujourd'hui, ceux qui ne connaissent pas la ville aux milles noms, Kinshasa, Kin-Malebo, Lipopo, Léo/ville diraient Zaïko Langa Langa a réussi parce qu'il n'y avait pas assez d'orchestre à Kinshasa, cela est faux. En 196t, Benoît Lukunku, pour le compte de Télé Cabaret, avait récencé le nombre des orchestres dans la capitale, il y en avait déjà, 760, tous avaient des talentueux musiciens.

Parmi les anciens noms, il faut notrer ces illustres groupes :
Le Tout-Puissant OK Jazz de Franco De Mi Amor et Vicky Longomba ;
L'African Fiesta des deux ailes, Nico Sukisa et Rochereau Flash ;
L'African Jazz de Grand Kallé et Bombenga ;
Le Festival des Maquisard de Sam Manguana et Guivano ;
Ebuka Buka Dynamique du côté de Matete et Lemba ;
L'orchestre Conga Succès de Johnny Bokelo et ses Mwambe plusieurs fois numérotés ;
Le Negro Succès de Siongo Bavon Marie-Marie et Bolhen, dit Bombolo Léon ;
Le City Five Afro Mogambo du Club Saint Hillaire à côté de l'ambassade de Belgique au 4 è étage ;
Los Angel de chez de Robin Mwana abotama na mopepe chez Tshibangu Munsense Tshiowa Mianda Ya Bakaji de Bandalungwa ;
Le Super Baka avec Trouet Lusamba ;
Le Thu-Zaïna de Robot, Roxy, Kelly, Kasese, Denis Boniema, Pathy, etc ;
Les orchetres Bantou de la Capitale à Brazzaville d'Essou Serge , de Cercul Jazz de Franklin Bukaka et Tembo de De la Lune qui traversera le fleuve pour s'établir à Mbuji Mayi ;
Les pléthoriques autres petits orchestres de Kinshasa et des environs, en particulier le Bas-Zaïre, c'est-à-dire Inkisi dont on se souvient du fameux Zembe Zembe avec les musiciens comme Nshui et Elvis et de Matadi tous hôtes régulier et circonstanciels de Gabriel Lusadisu à son émission Vedette en herbe à la RTNC, j'y suis passé moi aussi chez ya Gaby, etc.
3. HISTOIRE SYNOPTIQUE DE ZAïKO

C'est pour dire que le Zaïko n'a pas trouvé un terrain déblayé, mais bien une plate-forme de toutes les gymnopédie et gymnopédie, il y en aura. Petit à petit, cet orchestre des jeunes se démarquent. L'enrôlement forcé des étudiants DE Lovanium, ancien de l'Athénée de Kalina dans l'armée, en 1971, par Mobutu détruisit définitivement le Thu-Zaïna et les Iss Boys. La plupart de ces jeunes musiciens, mécontents, s'exilèrent en Europe, en particulier en Belgique, pendant qu'une autre vague des jeunes qui ont terminé leurs études rentraient au pays pour devenir, surtout Ministres ou Haut-fonctionnaire de l'État. Déjà, en 1970, le paysage de la République devenait de plus en plus un espace politique du MPR, car il y aura même un Congrès cette année-là, celui qui fera de Mobutu un candidat unique à la Présidence de la République.

Les musiciens de YéYé National et de Los Nickelos, à l'origine le même groupe, vont se fixer progressivement à Kinshasa. Parmi cette élite, plusieurs ressentent la nostalgie de chanter et de vivre une ambiance belgicaine et étudiante à domicile. Ce contexte suscite Zaïko Langa Langa. Le premier rythme de Zaïko est très apparenté à la musique des Belgiqcains, qu'étaient alors, Zatho, Idi Mane, Karé, Zizi, Dr Zithou, feu Bono Nyimi et consort. Lorsqu'on entend les chansons Chouchouna et Francine Keller, même si elles sont arrivées plus tard sur le marché du disque, on a l'impression de ouir Los Nickelos tout craché. Les premiers musiciens de Zaïko Langa Langa à ce que je sache, on peut me corriger, sont Manuaku Waku et Nyoka Longo Jossart. Ce sont ces deux artistes qui sont le pilier du Tout Choc Anti-Choc ZLL.

Dès lors, qu'il se dispute sur l'odéon de la musique congolaise des jeunes l'excellence du meilleur groupe, Zaïko Langa Langa se démarque. Bella Bella qui avait de l'avance ne put allaer loin, Émile Soki était fâché et avait qjuitté le groupe. Par ailleurs, la vocation d'orientation familiale de cet orchestre empêcha l'émergence d'une dynamique associative fondée sur la base d'un coude à coude amicale. On ne pouvait pas devenir Émile Soki ou Soki Vangu, les frèeres Soki sont ce qu'ils sont, des frères comme aux États-Unis à la même époque, Les Jackson Five. Les années '70 et '72 préparent le miracle. Bien sûr, en peu de temps, Zaïko avait surpris plus d'un mélomane, il avait inscrit des titres accrochant à toutes les sorties de ses disques. Au cours de cette période, c'était La Tout Neige, Mosinzo, Francine Keller, Consolation, c'est la Vérité, Chouchouna. Toutes ces nouveautés s'accompagnaient des danses qui trouvaient sans coup férir preneur. La dernière fois j'ai parlé de Muana muasi Six, de N'Gouabin, de Cavacha, de Wondostock une l'altération de Woodstock, Choquez, j'ajoute Lumbondila en provenance d'Igazi par le danseur Radja fondateur de l'orchestre Station Japana, Atalaku de Kintambo avec Bébé et Mandjeku, etc. L'orchestre Zaïko déclassera plusieurs ensembles.

Le miracle se produisit en 1973. Cette année-là, Manuaku Waku, alis Pépé Felly sortira des sentiers battus, il va étonner tout le monde. En fait, son doigté avait mûri et n'était plus une construction des lignes mélodiques apprentées à tel ou tel guitaristes. Comme il avait le secret de faire danser sans bouger ni sourire sur scène, son mystère grilla les autres orchestres, même les plus grands. Zaïko osa brûler la politesse à l'OK Jazz à la Fikin, Zaïko déstabilisa la vente de disque de l'Afriza, celui-ci fut contraint à faire des tournées à l'étranger parce que le marché du disque était dominé par le Zaïko. Dans cet ordre des choses, Parions Mondenge ému par le succès de Mbeya Mbeya, de Évoloko, offrit une VW Passat à ce dernier.

Ce succès de 1973 qui culmina jusqu'en 1975 est attribuable aux oeuvres de grande facture que Zaïko Langa Langa lança. Ce sont Eluzam, Mbeya Mbeya, Onasis, Zania, Liwa ya Somo, Ngadiadia, ma Celica, Elo, Mizou, etc. Ni l'Ok Jazz, ni l'Afriza, ni VéVé, ni le Sosoliso de Madjesi ne purent briser l'ascension fulgurante de Zaïko. Les jeunes avaient pris leur revanche sur les adultes qui ne voulaient pas partager leurs pistes avec leur progéniture. Thu-Zaïna avait plutôt dit "Ba Patron an ba mbomgo ba jeunes na mitinge". Zaïko avait rendu vraie cette prédiction de Denis Bonieme. Au niveau organographique de la musique dans ses arrangements, le Zaïko avait construit son propre système qui n'avait plus rien à envier aux grands ni aux autres orchetres des jeunes de kinshasa et de la République du Zaïre.

4. LA SYNTHÈSE DU JEU DE TOUS

Pour devenir chanteur, les jeunes avait des modèles auprès des musiciens de Zaïko Langa Langa, Nyoka Longo Jossart, Papa Wemba, Evoloko Lay Lay, Mavuela Somo, Gina Efonge, Bimi Ombale et pour devenir guitariste, c'est manuaku qui a enlevé à toutes les anciennes célébrités la palme d'or. Dans la structure harmonique de Zaïko, on entendait le son de toutes les écoles de la musique congolaise ou zaïroise modernes. En effet, tout ce que l'African jazz avait joué et l'Ok Jazz avait produit était contenu dans la synchronisation mélodique et les accords instrumentaux de Zaïko. À titre d'exemple, voici ces quelques répères :
Dans Eluzam, Mbeya Mbeya et Onasis, il s'y glisse des sonorités de type African Fiesta mais sans en être telles. Car l'originalité de ces oeuvres dépassent les analogies de comparaison ;
Dans Conseil, on entend des vibrations pareilles au générique de l'African Jazz "Marie Josée" longtemps joué à la Radio nationale du Congo comme indicatif des émissions ;
Dans Ngadiadia, on y entend des rythmes proches de Négro-Succès et de l'OK Jazz ;
Dans Consolation, c'est vraiment le Soum Djoum qui est produit à la manière manuakuienne ;
Dans Zaïko Wawa, la texture du son orchestral est apprenté à échantillon ya pamba na buku sans être jamais être cette pièce de musique ;
Dans Elo, c'est le raffinement du jeu de la guitare est précurseur de Langa-Langa Star, dans Nalali pongi, Cité d'ambiance le son est hawaïen sans le concours de cette guitare, dans Awa, la guitare est du côté des Antilles ;
Le Zaïko comme aussi prévu le déploiement de sa descendance. Le rythme des orchestres qui en sont sortis sont tributaire du travail que les leaders de cet ensemble, Nyoka et Manuaku ont fait jaillir. Car, faut-il le dire sans ambage, le chant de Zaïko est exclusivement d'obédience jossardienne et la guitare de Pépé Felly. C'est la guitare de manuaku qui a annoncé le Isifi, le Yoka Lokole et de Viva la Musica. Le style de ces groupes se révèle dans la chanson Mondo Mondo et un peu dans Ando. Il est important lorsqu'on arrive à un moment charnière du rappel de la marche parcouru d'exhumer ce qui fait la richesse de notre musique, ses auteurs et son anthologie.

5. ENCADREMENT DES JEUNES

Zaïko n'est pas seulement un orchestre pour faire danser et déplacer des multitudes, ce groupe a joué un grand rôle dans l'encadrement des jeunes et dans la mobilisation des citoyens dans la République. L'on ne peut que se féliciter pour ce travail accompli par cette jeunesse musicale qui a produit une des plus grandes révolution de la musique en RDC. Zaïko as révolutionné, comme le Grand Kallé et Franco, les musiques d'Outre Mer. Les Kassav ne faisit que copier le Zaïko à tout bout de chant. On peut se souvenir de leur cri d'emprunt : "Maboko". En effet, si le Zaïko n'était pas dans le paysage, il aurait été difficile pour les jeunes de se décontracter et de se trouver des loisirs équivalent à leur âge et à leur temps. Le Mouvement populaire de la Révolution n'a rien fait pour les jeunes. la présence de Zaïko, comprenez ici, tous ceux qui l'ont fondé et fait grandir, ont énormément contribué à adoucir les moeurs des adolescent, Zaïko transportait un rêve et celui-ci n'est pas fini.

Durant les trente deux années du Président Mobutu, ici je ne badine pas avec l'affirmation que j'avance, le Président de la République n'a jamais adressé un seul discours aux jeunes. Celui qui doute de ce que j'allègue n'a qu'à consulter tous les documents des discours, harangues et meetings du défunt président, pas un seul ne s'adrese au jeunes. Au demeurant, moi j'avais toujours été dans le pourtour des événéments officiels. Ceux qui ont parlé aux jeunes, au nom de leur chef Mobutu, à l'époque du MPR sont Sampassa, Sakombi, Nzanda Buana, Kangafu à l'Institu Makanda Kabobi, Monseigneur Tharcisse Tshibangu. je ne me dedirai pas là-dessus ni ne me retracterai. Celui qui me conteste n'a qu'à fournir sa preuve. En un mot, Mobutu n'a jamais parlé à la Jeunesse du Mouvement Populaire de la Révolution. Ce sont les jeunes qui ont crée eux-même le cadre de leur propre prise en charge dont l'orchestre Zaïko Langa langa.

Le Zaïko, avec le Cercle Culturel Igazi de Bandalungwa, sont parmi les acteurs les plus spécifiques et les plus crédibles qui ont parlé aux jeunes et leur ont apporté de l'aide pour s'épanouir dans la ulture et le loisir. Je me souviens comment moi et Manuaku Waku, alias Pépé Felly, nous circulions à pied dans Kinshasa pour sortir les jeunes de leurs maisons pour aller écouter les conférences que nous organisions au Moto na Moto Abongisa, voire au Campus universitaire de Kinshasa. Ce même esprit de service, c'est-à-dire celui du Zaïko Langa Langa lui a survécu quand il a crée le Grand Zaïko. L'administration nationale et urbaine de la JMPR, à cause des jeunes qu'elle prétendait encadrer, bénéficiait de l'animation de son orchestre gratuitement. Mobutu faisait de même avec le Zaïko Langa Langa parce que ses enfant aimaient voir danser Mbuta Mashakado et l'attaque chant de tout l'orchestre cher à DV Moanda. Comme quoi, Zaïko ne s'appelait pas pour rien, Pro Familia Dei.

6. DERNIER MOT

Pour rendre hommage à quelqu'un, il ne suffit pas seulement de lui dire bonne fête, il faut aussi évoquer le parcours qui est le sien en plaçant à chaque bifurcation de son histoire les contributions de son apport à la culture et à la civilisation dévéloppé dans le concept de la musique. Nyoka Longo, Yha Nyoch, Jersy Jossart est un très grand musiciem et un homme compétent sur plusieurs points. C'est un intellectuel de grande facture et un penseur qui a su allier la profession et le divertissemnt dans une même filière d'association. je me sens heureux de lui souhaiter bonne fête ainsi qu'à tous ses compagnons musiciens qui l'ont connu, côtoyé et solidarisé avec lui.

Je me souviendrai de lui comme de quelqu'un qui a assumé sa part d'histoire dans la construction d'une civilisation de la culture congolaise. Il est musicien aujourd'hui et toujours parce qu'il n'est pas tombé dans le virage. Le Zaïko a pour lui enfoncé les racines de son passé dans le monde avec l'écriture de l'harmonie et du solfège. Dieu le bénisse et lui accorde encore d'autres succès dans la conquête des nouvelles formes de musique qui font avancer l'écriture accoustique des mélodies et la rédaction calligraphique dees mots qui font touche le coeur et font danser l'âme dans ses spasmes métaphysiuques et naturelles.

Jouyeux Anniversaire Yha Nyoch,
Mes voeux les plus sincères
Je m'associe à ta fête sous la voute de la coupole
de l'Atlantique Nord.


Djamba Yohé,
Gaston-Marie F,

Le Congolais de l'Atlantique Nord.
Ottawa, le 6 septembre 2007,
Canada.

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11 septembre 2007

Jossart Nyoka Longo : « Ina ke benda singa, yandi ke talaka na nima ve »

Kinshasa, 11/09/2007 / Musique
La première rencontre est arrivée en 2002 pendant la préparation de notre Zénith lors du diagnostic de mon empoisonnement. Le médecin m’a révélé que cela faisait cinq ans que je vivais avec du poison et pas n’importe lequel. Il m’avait posé alors cette question : « Crois-tu en Jésus-Christ ?C’est l’album de tous les symboles : il sort cinq ans jour pour jour après le passage de Zaïko Langa Langa au Zénith de Paris le 7 septembre 2002 le jour du 49ème anniversaire de Jossart Nyoka Longo. On serait tenté d’ajouter que c’est aussi l’opus du renouveau, mais cela serait insultant pour l’orchestre. Par contre, c’est indéniablement une sorte de retour à des compositions musicales qui ont fait de Zaïko Langa Langa, une des références majeures de la musique congolaise. Une place au soleil que Jossart Nyoka Longo tente de sauver. « RencontreS » va peut-être dérouter plus d’un mélomane à la première écoute, mais les oracles lui semblent favorables… Jossart Nyoka Longo s’exprime sur tout cela et répond également à nos questions sur les absences notoires dans la réalisation de cet album : Jimmy Yaba, Nono Atalaku, Strelly Mikobi, Chou Lay, Papy Cockson, Bidjana, Mondial, Marcel Bakenda…

AFRIQU’ÉCHOS MAGAZINE(AEM) : Hier le 7 septembre, vous avez eu 54 ans, et votre album « RencontreS » est sorti le même jour. Cinq ans plus tôt, jour pour jour (en 2002), vous fêtiez votre anniversaire sur scène au Zénith de Paris. Simple coïncidence ?
JOSSART N’YOKA LONGO (JNL) : Toute l’équipe qui a travaillé à la production et à la réalisation avait choisi la rentrée pour la sortie de l’album et la date choisie était le vendredi 7 septembre. Voilà aussi que nous venons de totaliser cinq ans en Europe, par la grâce de Dieu et avec la foi qui nous habite, avec la sortie de « RencontreS » nous croyons que c’est notre dernier virage pour retrouver nos familles et nos fans d’Afrique.

AEM : « RencontreS » est le titre de cet opus. En réponse à la question de l’une de nos consoeurs de la Rtbf, vous avez fait allusion aux rencontres, bonnes et mauvaises que vous avez faites durant ces 5 années de séjour en Europe. Quelles auront été les bonnes rencontres ? Et les mauvaises ?
JNL : La première bonne Rencontre est arrivée au mois de janvier 2002 pendant la préparation de notre spectacle de Zénith lors du diagnostic de mon empoisonnement quand le médecin m’a révélé que cela faisait cinq ans que je vivais avec du poison et pas n’importe lequel. Il m’avait posé alors cette question : « Crois-tu en votre Jésus-Christ ? Si tu crois vraiment en lui, tu dois t’attacher à lui mais moi je ne crois pas en votre Jésus-Christ mais je sais qu’il y a un être supérieur au dessus de nous ». J’ai commencé alors à chercher à rencontrer mon Seigneur et mon sauveur car ce médecin m’avait soigné, les médicaments m’ont soulagé et c’est Lui seul qui m’a guéri. Une autre bonne rencontre est celle que je fais avec tous ces frères qui m’accompagnent dans mon cheminement : l’Abbé Lukelu Joseph et l’Abbé Jim, le groupe de prière de la Cathédrale Notre Dame de Lingwala, le frère Paul Balenza et les autres que je ne pourrai pas citer tous ici… Mes amis et frères Chirac Mondjo et Blaise Elenga qui m’ont aidé à la production de nos deux derniers opus « Empreinte » et « RencontreS ». Il y a tellement plusieurs rencontres que je ne peux malheureusement pas faire la liste ici et pour les mauvaises, je continue à prier l’Eternel mon Dieu pour qu’il touche toutes ces personnes et je leur ai déjà pardonné. Comprends donc que je ne puisse les citer sur la place publique.

AEM : De nombreux Zaïkophiles ont souvent réclamé le retour des anciens. Vous avez tenté de réintégrer O. Bapuis et Mary Jo, on connaît la suite. Avec du recul, quelle leçon avez-vous tirée de cette expérience ?
JNL : Tu sais, il y a un adage de chez nous au Congo que le Cardinal Malula utilisait souvent : « Ina ke benda singa, yandi ke talaka na nima ve, ina ke benda singa yandi ke talaka na ntuala » (* Celui qui tire la corde ne regarde pas en arrière, il regarde devant).

AEM : Dans cet album, vous avez mis davantage l’accent sur les textes et opéré en quelque sorte un brusque retour au passé. Pensez-vous que le public, surtout les non initiés, va suivre ?
JNL : Aucune oeuvre humaine n’est parfaite et surtout en art. Mais nous avons opté pour ce retour en réponse aux différentes critiques que les mélomanes en général et ceux de Zaïko en particulier nous ont faites durant ces dix dernières années. Tout le monde est d’accord que les gens ne se retrouvent plus dans notre musique congolaise actuelle, les preuves sont là. Quand vous assistez à une manifestation des Africains ce sont les anciens succès de la musique congolaise qui sont joués à 80%. Par ailleurs, nos jeunes artistes musiciens d’aujourd’hui préfèrent mettre en exergue les titres de leurs rumbas interprétées à l’ancienne et la plupart de ces titres ont comme arrangeurs les artistes musiciens des anciennes générations.

AEM : Jimmy Yaba, un poids lourd de Zaïko LL, manque à l’appel dans cet album et son nom n’apparaît même sur la fiche technique. Qu’est-ce qui s’est passé ?
JNL : Jimmy Yaba était indisponible durant les répétitions des chansons pour cet album, mais il était parmi les personnes qui ont défini la ligne à suivre pour sa réalisation lors de la séance d’autocritique et le choix de Bopol Mansiamina comme réalisateur sur le plan artistique. C’est Jimmy Yaba aussi qui a dirigé le montage des clips de cet album.

AEM : Une autre absence notable, celle de Nono Atalaku …Ce dernier était d’ailleurs censé réintégrer le groupe, il a juste joué le shaker et son nom n’est même pas mentionné sur la fiche technique.
JNL : Dans le fichier que j’ai envoyé au graphiste pour la réalisation de la pochette, j’avais pourtant tout mentionné sur la fiche technique. Si tel est le cas, cela est peut-être une erreur de sa part. Que Nono Monzuluku veuille alors bien nous en excuser.

AEM : Pour les animations, vous avez justement préféré Lola à Nono Atalaku. Est-ce parce que son style est passé de mode ou est-ce par simple stratégie ? Et que deviennent la paire des animateurs Papy Cockson - Bidjana ?
JNL : Les animations de cet album sont du groupe de nos jeunes recrues de Kinshasa et c’est Lola qui les maîtrisait mieux au moment des enregistrements ; lors de notre dernier concert à Paris ce sont les autres animateurs (Papy, Nono et Doudou) qui sont intervenus. Autant dire que ces derniers sont toujours dans le groupe. Papy Cokson vit en Belgique et Bidjana en France comme Jimmy Yaba et Motingia.

AEM : Chou Lay, Thylon, Marcel, Strely, Mondial manquent également à l’appel. Peut-on en déduire qu’ils ne font plus partie du groupe ?
JNL : Ils font toujours partie de Zaïko, mais nous avons voulu travailler avec un petit groupe des chanteurs pour cet album.

AEM : L’un des moyens les plus efficaces de promouvoir un album est de l’exécuter régulièrement en public, ce qui n’a pas été fait pour les deux précédents. En sera-t-il de même pour « RencontreS » ?
JNL : Ceux qui vont assister aux prochains concerts de Zaïko Langa Langa, auront le privilège d’écouter cet album en live, même nos jeunes recrues de Kinshasa interprètent déjà « RencontreS ». Je profite de cette interview pour les féliciter et les encourager. « Kala mingi te » (Dans peu de temps) la jonction sera faite

AEM : Qu’attendez-vous de cet album de vos 37 ans de carrière ?
JNL : Qu’il soit la réponse aux attentes de tous les mélomanes avertis et j’attends aussi le reste du travail de la promotion de cet album qui doit être fait par ces nombreuses personnes qui ont toujours déclaré que Zaïko est l’un des patrimoines culturels du Congo en particulier et de l’Afrique en général.

Jossart Muanza/AEM/MMC

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